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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 18:16

Bonjour à tous, Tout d'Abord je remercie les 24588 Visiteurs de blogue CE. J’espère Que les uns se SONT Sentis confirmés dans Leur foi catholique et Que les Autres se seront défaits des "représentations" du Catholicisme. Nous le Savons tous, juin »représentation« intérêt juin idole qui ne nous permet pas d'entrevoir la Vérité. Je vous écris cet article bref pour vous dire que son blog est en train de migrer vers de de de wordpress pour des raisons que les blogueurs pourront Bien Comprendre. VOICI la nouvelle adresse: http://solumdeiverbum.wordpress.com/

Que le Christ Soit Avec Vous.

12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:30

http://sphotos.xx.fbcdn.net/hphotos-snc6/68134_470341925985_4847572_n.jpgAu cours de mon cursus de psychologie, j'ai pu faire connaissance d'une pathologie qui m'a interpellé. Il est question de la névrose. Le vulgaris médical la définie ainsi :

 

Affection psychiatrique se caractérisant par des troubles du comportement dont le malade est conscient, mais qu'il ne peut dominer. Elle se traduit par des troubles de l'affectivité et de l'émotivité, mais le malade garde ses fonctions mentales intactes. En effet, contrairement à la psychose, la névrose n'altère pas gravement la personnalité. D'une manière générale, la névrose est due à un conflit psychique non résolu (impossibilité de choisir entre 2 pulsions contradictoires, d'intégrer un interdit, de surpasser un traumatisme, ...). En fait, c'est une étape de la maturité psychique qui n'a pas été franchie.
On parle de névrose de transfert, ou psychonévrose, quand l'origine du trouble est liée à un conflit ancien.
On appelle névrose actuelle celle provoquée par un traumatisme récent ou à une souffrance narcissique. Ceci entraîne des troubles psychiatriques, plus ou moins graves suivant le type de névrose : Suite

 

La névrose est un conflit intérieur, un conflit entre le ça et le surmoi, entre le conscient et l'inconscient, entre les désirs intérieurs et notre morale qui les interdits. La morale ou le surmoi, est gravé dans le psychisme au sortir du complexe d'Oedipe. Le père en posant ses limites grave deux lois. L'interdit du meurtre du parent du même sexe et l'interdit de l'inceste du parent du sexe opposé. Dans l'idéal toutefois car il y a exception en ce qui concerne la névrose hystérique. Mais venons en au fait. Le problème n'est pas nouveau. Le Docteur Pierre Solignac publia un livre portant le titre "La Névrose Chrétienne" en 1976. Une émission d'Apostrophe l'avait reçu et vous pourrez en suivre la présentation en introduction ici.

 

 

Nous avons au sein même de la bible des passages qui semblement névrotiques, nous n'en citerons que deux de Saint Paul :

 

Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. (Rm 2, 14-15)

 

Mais le plus caractéristique d'entre eux se trouve dans Romains 7

 

7  Qu’est-ce à dire ? Que la Loi est péché ? Certes non ! Seulement je n’ai connu le péché que par la Loi. Et, de fait, j’aurais ignoré la convoitise si la Loi n’avait dit : Tu ne convoiteras pas !
8  Mais, saisissant l’occasion, le péché par le moyen du précepte produisit en moi toute espèce de convoitise : car sans la Loi le péché n’est qu’un mort.
9  Ah ! je vivais jadis sans la Loi ; mais quand le précepte est survenu, le péché a pris vie
10  tandis que moi je suis mort, et il s’est trouvé que le précepte fait pour la vie me conduisit à la mort.
11  Car le péché saisit l’occasion et, utilisant le précepte, me séduisit et par son moyen me tua.
12  La Loi, elle, est donc sainte, et saint le précepte, et juste et bon.
13  Une chose bonne serait-elle donc devenue mort pour moi ? Certes non ! Mais c’est le péché, lui, qui, afin de paraître péché, se servit d’une chose bonne pour me procurer la mort, afin que le péché exerçât toute sa puissance de péché par le moyen du précepte.
14  En effet, nous savons que la Loi est spirituelle ; mais moi je suis un être de chair, vendu au pouvoir du péché.
15  Vraiment ce que je fais je ne le comprends pas : car je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais.
16  Or si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais, d’accord avec la Loi, qu’elle est bonne ;
17  en réalité ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
18  Car je sais que nul bien n’habite en moi, je veux dire dans ma chair ; en effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir :
19  puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas.
20  Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui accomplis l’action, mais le péché qui habite en moi.
21  Je trouve donc une loi s’imposant à moi, quand je veux faire le bien : le mal seul se présente à moi.
22  Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l’homme intérieur ;
23  mais j’aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m’enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres.
24  Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ?
25  Grâces soient à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! C’est donc bien moi qui par la raison sers une loi de Dieu et par la chair une loi de péché.

 

Ce passage nous montre bien la nature de ce conflit intérieur. Et c'est ainsi que la névrose issue du péché originel se saisit de la doctrine chrétienne pour se donner une bonne raison d'exister. Mais tout cela est il véritablement chrétien au fond ?

 

Voici la vidéo d'une conférence du père Samuel Rouvillois qui nous met sur une piste importante. Cette conférence est un peu longue mais pas du tout ennuyeuse :

 

ICI

 

Si vous avez des problèmes pour la visualiser, vous pourrez l'écouter en cliquant sur ce lien.

 

En résumé, la névrose est elle chrétienne ? Non. La culpabilité est elle chrétienne ? Non plus. Toutes deux proviennent de la rupture que le péché originel a provoqué en l'homme. La culpabilité n'est pas de Dieu dans le sens où elle nous coupe de la relation d'avec Lui et les autres. Nous perdons peu à peu l'assurance de Sa miséricorde. La culpabilité nous enferme en nous même "A cela nous saurons que nous sommes de la vérité, et devant lui nous apaiserons notre cœur, si notre cœur venait à nous condamner, car Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît tout." (1 Jn 3, 19-20). J'oserais m'avancer en disant que notre culpabilité est un regard faussé de nous sur nous même, un reliquat du regard de Dieu sur nous que l'image du Dieu condamnant n'arrange pas. Pour sortir de la culpabilité il nous faut considérer le regard de Dieu et de l'autre (miséricordieux) sur nous même. La culpabilité nous empêche aussi d'offrir à l'autre la miséricorde que Dieu veut déverser à travers nous, on a plus facilement tendance à rendre les autres responsable de nos déficience que d'avancer vers l'autre avec nos déficiences pardonnées.

16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:30

41593_232140211622_3087574_n.jpgPour entrevoir ce mystère il convient dans un premier temps de se pencher sur les correspondances entre Abraham père des croyants et Marie. Vous trouverez ici un court commentaire qui nous introduit dans cette lecture.

 

Comme pour Abraham dans l'ancien testament (cf. Gn 15, 6; Rm 4, 3; Ga 3, 6..), Marie est la première personne qui inaugure la foi dans le nouveau testament (Luc 1, 38; 1, 45). Tout comme pour Abraham cette foi consistait à croire en la venue d'un enfant. Un enfant de la promesse. Et si Abraham n'eut pas à sacrifier son fils pour Dieu, Marie quant à elle assiste à son agonie sur la croix. L'une des sept paroles de Jésus en croix :

 

  1. Père, pardonne-leur car il ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23 , 34)
  2. En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi en paradis (Luc 23, 43)
  3. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mc 15, 34 et Mt 27, 46)
  4. J’ai soif (Jean 19, 28)
  5. Tout est achevé (Jean 19, 30)
  6. Père, entre tes mains je remets mon esprit (Luc 23, 46)

Est la suivante :

 

Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. (Jn 19, 26-27)

 

En la personne "du disciple qu'Il aimait" se trouve chaque croyant. Jésus n'est pas en train de régler un problème domestique ici ! Le verset suivant nous dit bien ceci "Après quoi, sachant que désormais tout était achevé" (Jn 19, 28) Il y a donc ici un point sur lequel il nous faut nous arrêter et qui est un accomplissement voulu de Jésus en croix. Notons que la famille de Marie est à la croix avec Marie femme de Clopas qui est sa soeur (Jn 19, 25). Mais aussi, est présente la mère de Jean (le disciple qu'il aimait) fils de Zébédée (Mt 4, 21<>26, 37). Il est donc question de bien plus qu'un problème domestique.

 

Marie qui inaugure la foi du nouveau testament est aussi la première évangélisatrice ! C'est ainsi qu'elle est, par le moyen d'une simple salutation toute mariale, la première annonciatrice de la bonne nouvelle à sa tante Elisabeth. Marie est donc l'origine de beaucoup de chose dans les évangiles et c'est ainsi que nous la trouvons également présente au début du livre des actes (1, 14) qui allait enfanter l'Eglise où elle est présente avec les "frères de Jésus" que nous sommes tous !

 

 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. (Rm 8, 29)

 

Afin d'avoir Dieu pour Père et Jésus pour Frère il nous faut pour être parfaitement "semblable à l'image de Son Fils", avoir Marie pour Mère :

 

Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, (...) afin que nous reçussions l’adoption.  Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba ! Père ! (Ga 4, 4-6)

26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:00

http://static.blog4ever.com/2010/06/421560/artimage_421560_3204411_201102061652712.jpgQue de controverses sur cela... il n'est pas rare que l'on assène aux catholiques : "Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition."(Mt 15, 6b) Mais analysons un peu ce verset et ce qu'il veut dire en réalité. Lisons ce qui dit Jésus plus haut afin de saisir le contexte :

 

 

Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.(Mt 15, 3-6)

En nous focalisant sur la tradition dont parle Jésus nous perdons de vue le message essentiel qu'Il veut nous faire passer. Il nous montre une contradiction entre un passage de la tradition hébraïque et un commandement de Dieu. La tradition encourageait de favoriser les offrandes à Dieu au détriment du secours et de l'aide que nous sommes sensé apporter à nos parents. C'est bien évidement une hypocrisie manifeste que de croire qu'un tel comportement puisse satisfaire à Dieu. C'est donc avec cette lecture qu'il nous faut voir ce verset.

Ces choses étant clarifiées passons à la suite. La Tradition orale existe bien et nous pouvons bien évidement la trouver dans la bible. Pour commencer observons le mot tradition de Mt 15, 6 que nous venons de voir. Le mot en question dans le grec est "paradosis"   παραδοσις qu'il est possible de traduire par : "tradition" ça nous le savons mais aussi "instructions". Ce mot est traduit dans la bible Louis Second par :

Instruction : 1Co 11, 2; 2Th 2, 15; 3, ,6
Tradition : Mt 15, 2. 3. 6; Mc 7, 3. 5. 8. 9. 13; Ga 1, 14 et Col 2, 8

Il est donc désigné invariablement (dans le grec)  lorsqu'il défini la tradition juive et la Tradition (ou les instructions) chrétienne. Et c'est là que le problème d'interprétation des traducteurs tels que ceux de la bible LSG porte à confusion. Le même mot "Paradosis" que nous voyons en Mt 15, 6 est aussi cité en :

1 Co 11, 2 : "Je vous félicite de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises."

2 Thess 2, 15 : "Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre."

2 Thess 3, 6 : "Or nous vous prescrivons, frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, de vous tenir à distance de tout frère qui mène une vie désordonnée et ne se conforme pas à la tradition que vous avez reçue de nous."


Et comme par hasard la LSG traduit ici invariablement "instruction". C'est ce que l'on appel une orientation de la traduction du texte qui prend ses sources dans une interprétation personnelle. Mais passons cela.

1Co 11, 2 nous parle de tradition transmise et c'est bien ce qui est propre à la Tradition d'être transmise ! Puisque Paul transmet, c'est qu'il a reçu d'un autre comme il le dit lui même (cf. 1Co 15, 3) Paul pas plus que Jésus (nous verrons cela par la suite) ne transmet rien de lui même ! De plus Paul nous dit également ceci :

 


1Co 11, 23-26  Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.  Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.


L'exposé n'étant pas autour de l'eucharistie, restons concentré sur le sujet qui nous occupe. Que veut dire Paul lorsqu'il dit : "J"ai reçu du Seigneur" ? (v.26) Paul n'était pas présent lors de l'institution eucharistique avant que Jésus ne fût livré. Comment donc l'a-t-il reçu du Seigneur ? Il est facile de le savoir, les apôtres lui en ont parlé et il y a cru. Paul n'avait pas les évangiles pour s'y référer à cette époque et il est clair que c'est oralement qu'il a été instruit sur ce sujet. Paul a donc écouté les apôtres et bien évidement il a cru. Paul a reçu des apôtres comme du Seigneur. Remontons alors cette chaîne de la Tradition pour voir jusqu'où elle va !

Jésus à dit à ses apôtres :

Lu 10, 16  "Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette celui qui m’a envoyé."

Donc Paul à écouté les apôtres qui ont écouté Jésus, ne pas écouter Jésus c'est rejeter celui qui l'a envoyé. Il est aussi question "d'accueillir" dans cette même formulation en (Mt 10, 40) Mais aussi en :

Jn 13, 20  En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j’aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

Et oui ! La Tradition apostolique remonte non pas à Jésus ! Mais à Dieu le Père, car Jésus n'a jamais rien dit de Lui même (cf. Jn 8, 44 ; 7, 17…) et Jésus à transmit ce qu’il à reçu de Dieu le Père, aux apôtres (Jn 17, 8. 22) Nous disant que par leur Parole (LOGOS en Grec) certains croiront (cf. Jn 17, 20). Ce qui dénote une transmission qui provient, par Jésus Christ de Dieu le Père ! Paul en accueillant et en écoutant les paroles des apôtres à cru et en croyant il "né d'en haut" c'est à dire de Dieu le Père. Voici ce qu'est la Tradition apostolique.



Comment la Tradition apostolique à annulé l'écriture ?



Au tout début de l'Église tout les chrétiens étaient juifs. Jésus était Juif, les apôtres étaient juifs etc... C'est lorsque Paul revient de son premier voyage qu'une question va se poser et susciter le premier concile, celui de Jérusalem. Nous sommes dans le livre des Actes au chapitre 15. Il est question de : "Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés." (Ac 15, 1) Qui fait jaillir un conflit opposant Paul et Barnabas à ces gens là nous dit le verset 2. C'est à partir du verset 15 que nous avons l'ouverture du concile. Mais que dit l'écriture au sujet de la circoncision ? Elle dit que l’Alliance de la circoncision est "une alliance à perpétuité" (Gn 17, 7; Ps 105, 10). Elle dit que les patriarches Moïse et les Prophètes sont circoncis. Elle dit que la circoncision est enjointe, non seulement aux descendants d’Abraham, mais à chaque mâle étranger qui veut se joindre au Peuple de l’Alliance (Ex 12, 48; Gn 17, 12; Eze 44, 9).

 

Pause !

 

Pas d’exception. Plus encore, en faisant un tour de table nous constatons que les Apôtres et les anciens sont tous circoncis et que le Seigneur Jésus qu’ils annoncent était circoncis (Lc 2, 21). Et Jésus lui-même dit que pas un iota, pas un point de la loi ne passera jamais (Mt 5, 18) tandis qu’il est silencieux comme une pierre sur l’exemption des gentils de l’immémoriale nécessité de la circoncision pour tous ceux qui veulent se joindre au Peuple de Dieu.

Ainsi, le Concile se réunit, et à la lumière de tous ces enseignements scripturaires évidents, déclare …

….que la circoncision des gentils est contre la volonté de Dieu qui ne change pas.

Soudainement, toute l’histoire devient incroyablement catholique, n’est-ce pas ? Alors la Tradition Apostolique changea-t-elle l’Écriture ou pas ?



14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 16:20

http://www.magnificat.ca/gifs/1440b.jpgEn attandant la reprise des articles de ce blog, je vous fais partager cette réponse que j'ai faite à une internaute concernant la vénération et l'adoration. Evidement il est difficile de na pas aborder plusieurs sujets en même temps tant la doctrine catholique est une et universelle même dans la bible.

(Rm 8,29) "semblables à l'image de son fils,LE PREMIER NE DE PLUSIEURS FRERES."

Si JESUS est mon frère,MARIE en conséquence est ma mère.

( Rm5,5)" L amour de DIEU répandu dans nos cœurs".
Qu'elle est la différence,entre aimer et adorer?

Car dieu est le seul que l'on doit adorer,en JÉSUS-CHRIST.lui la 3ème personne de la
trinité, et nous devons aimer MARIE comme nous même,elle est créature ,comme nous,
certe vase, de GRAND PRIX .

Cependant,moi,que je prie MARIE OU LE CHRIST j'ai le même élan d'amour .

Alors j'en viens à penser que,je ne sais pas ce que veut dire ADORER . Merci de tout cœur pour votre réponse.




Bonjour XXX, même sur le sujet date de l'année dernière, je vais tenter de vous répondre aujourd'hui et de simplifier au mieux une réalité complexe.

Pour commencer nous héritons de "l'adoption filiale" d'avec Dieu par Marie :

Ga 4, 4-5 Mais, quand est venu l’accomplissement du temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme (..) pour qu’il nous soit donné d’être fils adoptifs.



Jésus s'est fait chair (Jn 1, 14) et il s'est fait chair par Marie étant "le fruit de son sein" (Luc 1, 42). Jésus partage donc la chair de Marie de façon exclusive car il n'a pas de père humain. C'est à dire que la chair de Marie et celle de Jésus sont 100% identiques. Plus loin Jésus nous dit que "Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie."(Jn 6, 51) de sorte que le Pain que nous mangeons nous assimile au corps du Christ qu'est l'Église ! Comme le dit Jésus plus loin : "Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui."(Jn 6, 56) C'est à dire que nous demeurons dans le corps du Christ qu'est l'Église et que la présence réelle du Christ est enraciné en nous comme nous sommes enracinés en Son amour par l'eucharistie qui est Son corps également. (Eph 3, 17) De sorte que nous ayant donné Sa gloire (présence réelle de Dieu) nous ne soyons plus qu'"un (avec Lui) comme nous sommes un (le Père et le Fils), moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un" (Jn 17, 22-23) Afin que l'Epoux qu'IL est et l'Épouse que nous sommes ne fassent plus "qu'une seule et même chair" (Eph 5, 31-32).

Et donc : 1Jn 4, 12 Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.

Attention ! Je ne suis pas en train de dire qu'il nous faille nous adorer les uns des autres ! Adorer consistant à se faire "capacité" et à "recevoir" la divine présence de Dieu. Mais qu'il existe donc des "déclinaisons" à l'Amour que nous portons à Dieu, à Marie et aux Saints.

Adoration pour Dieu : Est une Latrie

Vénération pour Marie : Hyperdulie

Vénération des Saints : Dulie

Étant donc "fait à l'image de Dieu" et faisant parti du corps de Son Fils de façon tangible et certaine comme l'est l'incarnation, nous pouvons nous dire en toute sécurité que la vénération porté à Marie et aux Saint conduit a Dieu en vertu de la nouvelle alliance.

2Pi 1, 3-4 3 Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise.
15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:32

http://www.bibleetnombres.online.fr/images28/gloire.jpgComment comprendre ce verset de 1Tm 2, 5  "Car il n’y a qu’un seul Dieu, un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes, un homme : Christ Jésus" au regard de l'intercession des Saints et de Marie ? Nous verrons que ce verset pousse bien plus loin qu'on ne le pense.

 

Tout d'abord, à quelle médiation avons-nous affaire ? Ce verset nous donne une première indication quant à sa nature : Elle est humaine : "un homme : Christ Jésus" Mais observons pour commencer la signification du mot "médiateur" dans le lexique grec-français :

 

"Mesites"  μεσιτης

1) celui qui intervient entre deux parties, soit pour faire ou restaurer la paix et l’amitié, ou mettre en forme un accord, ou pour la ratification d’une alliance
2) un intermédiaire de communication, arbitre

Copyright Éditions Clé (traduction)

 

Il est donc question de "restaurer l'amitié" mais aussi de "la ratification d’une alliance". Pour ce qui est de la restauration de l'amitié entre Dieu et les hommes, Jésus à laissé aux apôtres le "ministère de la réconciliation" que nous trouvons dans ces passages :

 

Mt 18, 18  En vérité, je vous le déclare : tout ce que vous lierez sur la terre sera lié au ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié au ciel.

 

Ici également où ce pouvoir est donné spécifiquement à Pierre :

 

Mt 16, 19  Je te donnerai les clés du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux.

 

Et ici également ou de part le Saint Esprit les apôtres reçoivent ce charisme si particulier :

 

Jn 20, 22-23  Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

 

Paul nous rappelera cela également :

 

2Co 5, 18  Tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.

 

Ce dernier verset nous montre ici que la réconciliation par le Christ est confié à Paul ! Paul serait il médiateur ? Mais poursuivons.

 

Nous avons égalemement  "la ratification d’une alliance" par médiation que nous trouvons en :

 

Heb 8, 6  En réalité, c’est un ministère bien supérieur qui lui revient, car il est médiateur d’une bien meilleure alliance, dont la constitution repose sur de meilleures promesses.


Heb 9, 15  Voilà pourquoi il est médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau ; sa mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel déjà promis.


Heb 12, 24  et de Jésus, médiateur d’une alliance neuve, et du sang de l’aspersion qui parle mieux encore que celui d’Abel.

 

Il est clair ici que la médiation concerne l'alliance eucharistique de Dieu avec les hommes et que cette médiation se fait par l'humanité de Jésus, à savoir Son corps et Son sang, en, Son corps qu'est l'Église comme nous allons le voir dans le paragraphe suivant. Car de toute façon, c’était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de réconciliation. ( 2Co 5, 19) La médiation du Christ se fait donc en Son corps par Son Sang ou il réconcilie toute chair avec l'Esprit de Dieu (cf. Ac 2, 17).

 

 

Les noces eucharistique du Christ


Eph 5, 31-32  C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne seront qu’une seule chair. Ce mystère est grand : moi, je déclare qu’il concerne le Christ et l’Eglise.

 

Nous ne faisons donc qu'une seule chair avec le Christ ! Car "Jamais personne n’a pris sa propre chair en aversion ; au contraire, on la nourrit, on l’entoure d’attention comme le Christ fait pour son Eglise ; ne sommes-nous pas les membres de son corps ? (Eph 5, 29-30) Le Christ est le chef de l’Eglise, lui le Sauveur de son corps. (Eph 5, 23) Les applications sont nombreuses dès que nous réfléchissons ainsi ! Nous savons donc que le mariage (qui est une alliance) est une figure du Christ et de l'Eglise. Et comme le pardon est offert par le Sang de l'alliance (Mt 26, 28) qui nous sanctifie et va jusqu'à sanctifier un conjoint non croyant :

 

1Co 7, 14  Car le mari non croyant est sanctifié par sa femme, et la femme non croyante est sanctifiée par son mari. S’il en était autrement, vos enfants seraient impurs, alors qu’ils sont saints.

 

Ainsi nous comprenons mieux pourquoi il n'est pas possible aux divorcés remariés d'avoir part à la communion.

 

Mais revenons à notre médiation qui s'éclaire et prend forme à présent que nous avons compris que par l'alliance eucharistique nous sommes rassemblés en un seul corps et nous faisons une seule et même chair avec Jésus et que, en conséquence nous sommes également médiateurs et intercesseurs comme le précise justement le verset replacé dans son contexte :

 

1 Je recommande donc, avant tout, que l’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce, pour tous les hommes,
2  pour les rois et tous ceux qui détiennent l’autorité, afin que nous menions une vie calme et paisible en toute piété et dignité.
3  Voilà ce qui est beau et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur,
4  qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
Car il n’y a qu’un seul Dieu, un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes, un homme : Christ Jésus,
qui s’est donné en rançon pour tous. Tel est le témoignage qui fut rendu aux temps fixés,
7  et pour lequel j’ai été, moi, établi héraut et apôtre-je dis vrai, je ne mens pas, docteur des nations dans la foi et la vérité.
8  Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, levant vers le ciel des mains saintes, sans colère ni dispute.

 

Que je joins à deux autres passages, qui j'en suis sur ne manquerons pas de vous émerveiller :

 

1Pi 2, 4-5 Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ.

 

Jn 17, 20-26 « Je ne prie pas seulement pour eux, je prie aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi :
que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi, pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, car tu m’as aimé dès avant la fondation du monde. Père juste, tandis que le monde ne t’a pas connu, je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître encore, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux. »

 

Vous pourrez sans doutes lire à profit cet article qui commente Jn 17, 20-24 : La communion des Saints

8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:00

http://s1.e-monsite.com/2009/01/06/02/72970815eucharistie-consacree-jpg.jpg

Saint Ignace d'Antioche - 70

 

Biographie et oeuvres

 

Aux smyrniotes :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/61/Ignatius_of_Antiochie.jpg 6, 2    Considérez ceux qui ont une autre opinion sur la grâce de Jésus-Christ qui est venue sur nous : comme ils sont opposés à la pensée de Dieu ! (..) 7, 1. Ils s’abstiennent de l’eucharistie et de la prière, parce qu’ils ne confessent pas que l’eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, « chair » qui a souffert pour nos péchés, et que dans sa bonté le Père a ressuscitée. Ainsi ceux qui refusent le don de Dieu meurent dans leurs disputes. Il leur serait utile de pratiquer la charité pour ressusciter eux aussi.


8, 1. Suivez tous l'évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres ; quant aux diacres, respectez-les comme la loi de Dieu. Que personne ne fasse, en dehors de l'évêque, rien de ce qui regarde l'Église. Que cette eucharistie seule soit regardée comme légitime, qui se fait sous la présidence de l'évêque ou de celui qu'il en aura chargé. 2. Là où paraît l'évêque, que là soit la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique. Il n'est pas permis en dehors de l'évêque ni de baptiser, ni de faire l'agape, mais tout ce qu'il approuve, cela est agréable à Dieu aussi Ainsi tout ce qui se fait sera sûr et légitime.


Aux Philadelphiens :

 

IV. Ayez donc soin de ne participer qu'à une seule eucharistie ; car il n'y a qu'une seule chair de notre Seigneur Jésus-Christ, et un seul calice pour nous unir en son sang, un seul autel, comme un seul évêque avec le presbyterium et les diacres, mes compagnons de service : ainsi, tout ce que vous ferez, vous le ferez selon Dieu.

 

La didaché 70

 

Rédaction contemporaine des évangiles. (Oeuvre complète)

 

IX, 1-4. - Quant à l'eucharistie, faites ainsi vos actions de grâce. D'abord pour la coupe : 2. - " Nous Te rendons grâce, notre Père, pour la sainte vigne de David Ton serviteur que Tu nous a fait connaître par Jésus Ton Enfant. A Toi la gloire pour les siècles. " 3. - Pour la fraction du pain : " Nous Te rendons grâces, notre Père, pour la vie et la connaissance que Tu nous a révélés par Jésus Ton Enfant. A Toi la gloire pour les siècles. 4. - De même que ce pain rompu était dispersé sur les collines et que, rassemblé, il est devenu un (seul tout), qu'ainsi soit rassemblée ton Eglise des extrémités de la terre dans Ton Royaume. Car à Toi sont la gloire et la puissance par Jésus-Christ pour les siècles. " 5. - Que personne ne mange ni ne boive de votre eucharistie sinon ceux qui ont été baptisés au nom du Seigneur; car c'est à ce sujet que le Seigneur a dit : Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens.

 

Saint Justin Martyr - 151

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8d/Justin_Martyr.jpg

66. Nous appelons cet aliment Eucharistie, et personne ne peut y prendre part, s'il ne croit la vérité de notre doctrine, s'il n'a reçu l'ablution pour la rémission de ses péchés et sa régénération, et s'il ne vit selon les enseignements du Christ. Car nous ne prenons pas cet aliment comme un pain ordinaire et une boisson commune. Mais de même que, par la parole de Dieu, Jésus-Christ, notre Sauveur, ayant été fait chair, a pris sang et chair pour notre salut; de même aussi cet aliment, qui par l'assimilation doit nourrir nos chairs et notre sang, est devenu, par la vertu de l'action de grâces, contenant les paroles de Jésus-Christ lui-même, le propre sang et la propre chair de Jésus incarné: telle est notre foi. Les apôtres, dans leurs écrits, que l'on nomme Evangiles, nous ont appris que Jésus-Christ leur avait recommandé d'en agir de la sorte, lorsque ayant pris du pain, il dit: "Faites ceci en mémoire de moi: ceci est mon corps;" et semblablement ayant pris le calice, et ayant rendu grâces: "Ceci est mon sang, "ajouta-t-il; et il le leur distribua à eux seuls. Les démons n'ont pas manqué d'imiter cette institution dans les mystères de Mithra; car on apporte à l'initié du pain et du vin, sur lesquels on prononce certaines paroles que vous savez, ou que vous êtes à même de savoir. 151A.D. (Apologie 66)



Saint Irénée de Lyon - 189

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/13/Saint_Irenaeus.jpg..Au surplus, comment auront-ils la certitude que le pain eucharistié est le corps de leur Seigneur, et la coupe, son sang, s'ils ne disent pas qu'il est le Fils de l'Auteur du monde, c'est-à-dire son Verbe, par qui le bois "fructifie", les sources coulent, "la terre donne d'abord une herbe, puis un épi, puis du blé plein l'épi Mc 4,27-28"?  5 Comment encore peuvent-ils dire que la chair s'en va à la corruption et n'a point part à la vie, alors qu'elle est nourrie du corps du Seigneur et de son sang? Qu'ils changent donc leur façon de penser, ou qu'ils s'abstiennent d'offrir ce que nous venons de dire ! Pour nous, notre façon de penser s'accorde avec l'eucharistie, et l'eucharistie en retour confirme notre façon de penser. Car nous lui offrons ce qui est sien, proclamant d'une façon harmonieuse la communion et l'union de la chair et de l'Esprit: car de même que le pain qui vient de la terre, après avoir reçu l'invocation de Dieu, n'est plus du pain ordinaire, mais eucharistie, constituée de deux choses, l'une terrestre et l'autre céleste, de même nos corps qui participent à l'eucharistie ne sont plus corruptibles, puisqu'ils ont l'espérance de la résurrection... (Irénée,Contre les Hérésies Liv.4, 18, 4)

 

Comment, si le Seigneur était issu d'un autre Père, pouvait-il sans injustice déclarer que le pain appartenant à notre création était son corps et affirmer que le mélange de la coupe était son sang Mt 26,26-28? Pourquoi se déclarait-il Fils de l'homme, s'il n'avait pas subi la naissance humaine? Comment pouvait-il nous remettre des péchés qui faisaient de nous les débiteurs de notre Créateur et Dieu? Et, s'il n'était pas chair, mais n'avait que l'apparence d'un homme, comment put-il être crucifié, comment du sang et de l'eau purent-ils sortir de son côté transpercé Jn 19,34? Quel était le corps qu'embaumèrent les embaumeurs, et quel était celui qui ressuscita d'entre les morts  (Irénée,Contre les Hérésies 4, 33)

 


Vains, de toute manière, ceux qui rejettent toute l'"économie" de Dieu, nient le salut de la chair, méprisent sa régénération, en déclarant qu'elle n'est pas capable de recevoir l'incorruptibilité. S'il n'y a pas de salut pour la chair, alors le Seigneur ne nous a pas non plus rachetés par son sang Ep 1, 7, la coupe de l'eucharistie n'est pas une communion à son sang et le pain que nous rompons n'est pas une communion à son corps 1Co 10, 16. Car le sang ne peut jaillir que de veines, de chairs et de tout le reste de la substance humaine, et c'est pour être vraiment devenu tout cela que le Verbe de Dieu nous a rachetés par son sang, comme le dit son Apôtre: "En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés Ep 1,7." Et parce que nous sommes ses membres 1Co 6,15; Ep 5,30 et sommes nourris par le moyen de la création - création que lui-même nous procure, en faisant lever son soleil et tomber la pluie selon sa volonté Mt 5,45, la coupe, tirée de la création, il l'a déclarée son propre sang Lc 22,20; 1Co 11,25, par lequel se fortifie notre sang, et le pain, tiré de la création, il l'a proclamé son propre corps Lc 22,19; 1Co 11,24, par lequel se fortifient nos corps. (Irénée,Contre les Hérésies 5, 2, 2)

 

Si donc la coupe qui a été mélangée et le pain qui a été confectionné reçoivent la parole de Dieu et deviennent l'eucharistie, c'est-à-dire le sang et le corps du Christ, et si par ceux-ci se fortifie et s'affermit la substance de notre chair, comment ces gens peuvent-ils prétendre que la chair est incapable de recevoir le don de Dieu consistant dans la vie éternelle Jn 4,10-14 alors qu'elle est nourrie du sang et du corps du Christ et qu'elle est membre de celui-ci, comme le dit le bienheureux Apôtre dans son épître aux Éphésiens: "Nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os Ep 5,30"?(..) ensuite, moyennant le savoir-faire, ils viennent en l'usage des hommes, puis, en recevant la parole de Dieu, ils deviennent l'eucharistie, c'est-à-dire le corps et le sang du Christ -, de même nos corps qui sont nourris par cette eucharistie, après avoir été couchés dans la terre et s'y être dissous, ressusciteront en leur temps, lorsque le Verbe de Dieu les gratifiera de la résurrection "pour la gloire de Dieu le Père Ph 2,11 ": car il procurera l'immortalité à ce qui est mortel et gratifiera d'incorruptibilité ce qui est corruptible 1Co 15, 53, parce que la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse 2Co 12, 9.   (Irénée,Contre les Hérésies Liv.5, 2, 3)

 

Clément d'Alexandrie

 

Mange ma chair, [Jésus], et boit mon sang. Le Seigneur nous donne ces intime nutriments, il livre sa chair et il verse son sang, et rien ne manque à la croissance de ses enfants "(L'instructeur des enfants 1:6:43:3 [AD 191]).

Tertullien

 

Certes, il suffirait à la chair que nulle âme ne pût absolument obtenir le salut à moins de croire, pendant qu'elle est dans la chair: tant il est vrai que la chair est la base du salut. Enfin, quand l'âme est enrôlée au service de Dieu, c'est la chair qui la met à même de recevoir cet honneur. C'est la chair en effet qui est lavée pour que l'âme soit purifiée; la chair sur laquelle on fait les onctions pour que l'âme soit consacrée; la chair qui est marquée du signe sacré pour que l'âme soit fortifiée; la chair qui est couverte par l'imposition des mains pour que l'âme soit illuminée par l'esprit; la chair enfin qui se nourrit du corps et du sang de Jésus-Christ, pour que l'âme s'engraisse de la substance de son Dieu. Elles ne peuvent donc être séparées dans la récompense, puisqu'elles sont associées dans le travail. (La Résurrection des Morts 8 [A.D. 210]).

 

Origène

 

Autrefois le baptême était “ en énigme ” dans la nuée et la mer ; maintenant la régénération s'opère “ en réalité ” “ dans l'eau et dans l'Esprit Saint ”. Autrefois la manne était une nourriture “ en énigme ”, maintenant la chair du verbe de Dieu est la vraie nourriture “ en réalité ”, comme le prouve Sa parole : “ Ma chair est vraiment une nourriture et Mon sang est vraiment un breuvage ”. (Jn 6, 56) "(Homélies sur Nombres 7, 2 [A.D. 248]).

 

 

 

 

 

 

4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 16:26

  Une autre différence majeure entre les Catholiques et les “Chrétiens bibliques” est en rapport avec leur compréhension de la manière dont nous pouvons nous approcher de Dieu. Les Catholiques ont tendance à s’approcher de Dieu à travers des intermédiaires, tels que Marie ou les saints. Les Chrétiens eux s’approchent de Dieu directement, n’adressant leurs prières à personne d’autre qu’à Dieu Lui-même.

 

Réponse : Certes les différences entre catholiques et évangéliques sont nombreuses et nous essaierons de répondre ici même à ces objections. Pour ce qui concerne Marie qui est notre très sainte Mère, la Mère de tous les croyants (Rm 8, 29; Jn 19, 27) sur laquelle s'est posé le regard de Dieu (Lc 1, 48) Et comme  "le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l’oreille à leur prière" (1Pi 3, 12)  nous pouvons donc compter sur Marie pour  son intercession. Mais poursuivons la démonstration. Parce que Dieu a assumé la chair de l'homme en Marie il se devait d'assumer Marie au ciel, c'est ce que les catholiques appellent l'assomption. Jésus né sous la Loi, honorait Sa Mère (Ga 4, 4) Loi qui le stipule bien (Ex 20, 12). Mais Dieu est allé plus loin encore. En la personne de Jésus il s'est soumis à Ses parents alors qu'Il n'était qu'un enfant (Lc 5, 51). L'amour inconditionnel de Jésus pour Sa Mère le conduit à assumer la nature humaine de Sa Mère au ciel (Ap 12, 1-2. 5). Pour ce qui est des Saints les choses sont plus claires encore. Jésus priant son Père Lui soumet une volonté, "Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, car tu m’as aimé dès avant la fondation du monde."(Jn 17, 24) Il n'est désormais plus question d'être séparé de l'amour du Christ, pas même dans la mort (Rm 8, 38-39; Mt 28, 20) Nous pouvons le rejoindre au ciel une fois le cours de notre vie terminé (2Co 5, 6-9; Php 1, 23-24) où les Saints ont une vie et s'expriment (Ap 6, 9-10; 7, 9-17) et prient le Seigneur (Ap 5, 8; 8, 3; Lc 16, 19-30).

 

Il y a donc bien intersession des Saints et de Marie.


 

La Bible proclame que nous pouvons nous-mêmes nous approcher du trône de grâce de Dieu avec assurance (Hébreux 4:16). La Bible atteste clairement que Dieu désire que nous Le priions, que nous communiquions avec Lui, que nous Lui soumettions nos besoins (Philippiens 4:6 ; Matthieu 7:7-8 ; 1 Jean 5:14-15). Nous n’avons pas besoin de médiateurs ou d’intermédiaires, car Christ est notre seul et unique médiateur (1 Timothée 2:5), et Christ et le Saint Esprit intercèdent déjà tous deux pour nous (Romains 8:26-27 ; Hébreux 7:25). Cher ami Catholique, Dieu vous aime intimement et a prévu une porte ouverte pour une communication directe à travers Jésus.

 

Oui la bible déclare que nous pouvons nous approcher de ce trône, mais ce trône est présent dans le tabernacle des églises de l'Eglise catholique. Pour ce qui est de la médiation du Christ, elle doit être comprise dans son contexte et éclairé de 1P 2, 5 « Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, en vue d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ ». St Pierre dit que les chrétiens ont part à l’unique et éternel sacerdoce de Jésus Christ. Jésus est médiateur entre Dieu et l’homme en raison de son sacerdoce. Par conséquent, partager le sacerdoce du Christ signifie partager sa médiation, à la fois au ciel et sur la terre. De plus 1 Tim 2, 5 confirme que nous partageons la médiation du Christ, lorsque nous le lisons en contexte. Aux versets 1-4, St Paul demande aux chrétiens de participer à la médiation unique du Christ en offrant des prières et des intercessions pour tous les hommes :

« Je recommande donc, avant tout, qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâces pour tous les hommes,( …) Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur ».

Les chrétiens qui intercèdent sur la terre les uns pour les autres dans la prière, ne contredisent pas l’unique médiation de Jésus Christ. De même, le fait que les saints du ciel intercèdent pour nous, ne contredit pas 1 Tim 2, 5. Car toute prière, sur terre comme au ciel, est en Christ et à travers lui, notre unique médiateur et grand prêtre. Le principe est le suivant : bien que Dieu seul possède toutes les perfections, nous pouvons participer aux perfections de Dieu en partageant sa vie divine. Par exemple, la Bible dit que Dieu seul est bon (Mc 10, 18). Cependant nous pouvons avoir part à cette Bonté infinie : « «C’est bien, serviteur bon et fidèle».Jésus partage nombre de ses attributs avec les chrétiens. Jésus est le Créateur de toute chose (Jn 1, 3 ; Col 1, 16-17) et cependant il partage ce rôle avec l’homme et la femme dans la procréation. Jésus est le seul Berger (Jn 10, 11-16), cependant il délègue ce rôle à St Pierre (Jn 21, 15-16) et plus tard à d’autres (Eph 4, 11). Jésus est l’éternel Grand Prêtre qui par son sacrifice, est le médiateur pour notre rédemption (Heb 3, 1 ; 7, 24 ; 9, 12 ; 10, 12), et cependant les chrétiens sont appelés à se joindre au sacerdoce du Christ (1 P 2, 5 ; Ap 1, 6 ; 5, 10).Évidemment, Jésus est l’unique Créateur, Berger et Prêtre, mais tout chrétien participe d’une manière subordonnée à ces rôles. En participant à la vie divine du Christ, les chrétiens partagent aussi à sa médiation. (Source)


 

La différence la plus cruciale entre les Catholiques et les “Chrétiens bibliques” est en rapport avec la question du salut. Les Catholiques considèrent le salut presque entièrement comme un processus, tandis que les Chrétiens le considèrent comme étant à la fois un état achevé et un processus. Les Catholiques se voient comme “en cours d’être sauvés,” tandis que les Chrétiens se voient comme “ayant été sauvés.” 1 Corinthiens 1:2 nous dit, “… à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints …” Les termes “sanctifié” et “saint” sont tirés de la même racine grecque. Ce verset déclare que les Chrétiens sont à la fois sanctifiés et appelés à être sanctifiés. La Bible présente le salut comme un don qu’une personne reçoit dès qu’elle place sa foi en Jésus-Christ comme Sauveur (Jean 3:16). Lorsqu’une personne reçoit Christ comme Sauveur, elle est justifiée (déclarée juste – Romains 5:9), rachetée (sauvée de l’esclavage du péché – 1 Pierre 1:18), réconciliée (obtient la paix avec Dieu – Romains 5:1), sanctifiée (mise à part pour Dieu – 1 Corinthiens 6:11), et née de nouveau comme une nouvelle créature (1 Pierre 1:23 ; 2 Corinthiens 5:17). Chacune de ces choses constitue un fait accompli, entièrement reçu au moment du salut. Les Chrétiens sont alors appelés à vivre, de manière pratique (appelés à être saints), une chose qui est déjà vrai sur le plan positionnel (sanctifiés).

 

Tout d'abord les catholiques ne sont pas si "non bibliques" que l'on voudrait bien nous le faire croire. C'est justement ce que nous nous appliquons à démontrer ici même. Le salut est effectivement un processus qui commence par la justification par la foi et le baptême. La justification n'est qu'une sanctification provisoire. Celle-ci est opérée par la grâce sanctifiante moyennant la foi justifiante. Ce qui suit la justification par la foi, c'est la persévérance qui elle même nous sanctifie.  Abraham par exemple dû sa justice non seulement à la foi mais aussi aux œuvres, les deux étant "coopérantes" (Jc 2; 22). Jc 2, 24 : "Vous le voyez : c’est par les oeuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule". Paul ne dément pas cela : "Ce ne sont pas en effet ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu ; ceux-là seront justifiés qui la mettent en pratique." (Rm 2, 13) Où encore : "travaillez à votre salut avec crainte et tremblement." (Php 2, 12) Pourquoi servir "avec crainte et tremblement "si nous sommes sauvés malgré tout ? De plus il est bien aussi question de "travailler pour son salut" ! Ce qui dénote justement un "processus" ; " appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais." (2 Pi 1,10). Mais loin d'être les seuls passages nous avons : 1Ti 2, 9; 5, 10. 24-25; 6, 18; 2Co 9, 8; Col 1, 10; Eph 2, 10; Ti 2, 7. 14; 3, 8. 14 dont nous ne prendrons qu'un verset pour éclairer ce point :

De plus que les nôtres aussi apprennent à se porter aux bonnes œuvres, de manière à subvenir aux besoins urgents, afin qu'ils ne soient pas sans fruits.  (Tite  3, 14) Il est ici question "de ne pas rester sans fruit". Ce qui nous conduit évidemment à la parabole de la vigne (Jn 15, 1-17) où les sarments qui ne portent pas de fruits sont Jeté au feu (Jn 15, 6) de même que dans la parabole des talents (Mt 25, 14-30) qui se termine ainsi Mt 25, 30  "Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents." ou encore : "A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. " (Lc 12, 48b). Tout ceci n'est qu'une liste non exhaustive que nous cessons ici tant il est déjà clairement établi que les œuvres ont leur importance dans la doctrine du salut. Néanmoins il ne serait pas convenable de terminer ici sans donner quelques clés qui permettent d'aller plus avant concernant non plus la foi qui est "l'amorce du salut" mais la charité.  Car : "la foi  est agissante par la charité". (Ga 5, 6) "Quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien". (1Co 13, 2) Comme le souligne bien Jacques dans son épître (cf. Jc 2, 14-26).

 

Nous voyons donc bien que la foi seule ne suffit pas. Mais ce point sera développé plus avant encore plus bas.


 


Selon les Catholiques, le salut s’obtient par la foi, mais il doit être par la suite “conservé” par les bonnes œuvres et la participation aux Sacrements. Les Chrétiens bibliques ne nient pas l’importance des bonnes œuvres ou le fait que Christ nous appelle à observer les ordonnances en Sa mémoire et par obéissance à Lui. La différence est que les Chrétiens considèrent ces choses comme le résultat du salut et non comme une condition du salut ou un moyen d’obtention de celui-ci. Le salut est un travail accompli, acquis par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ (1 Jean 2:2). Dieu nous offre le salut et l’assurance du salut car le sacrifice de Jésus est entièrement, complètement et parfaitement suffisant. Lorsque nous recevons le don précieux du salut offert par Dieu, nous pouvons savoir que nous sommes sauvés. 1 Jean 5:13 déclare, “Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.”

 

SI nous sommes sauvés par la foi, ce que nul catholique ne conteste il n'en demeure pas moins que c'est sur les œuvres que nous sommes jugés et que nous obtenons une récompense (1Co 3, 13-15; 4, 5; 1 Co 15, 10. 58 ; Tite 1, 15–16; Tite 3, 8 ; Heb.5, 9–10 ; 10, 24; Mt.5, 29 ; 16, 27 ;24, 45-47;  25, 31. 41–46 ; Lc 14, 13–14 ; Rm 2, 5–12 ; Heb 5, 9 ; 1 P 1, 17 ; Ap 20, 11–15 ; 22,12..) (Voir ci-dessus)

 

Jc 2, 13  Car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.

 



 

Nous pouvons savoir que nous avons la vie éternelle et avoir l’assurance de notre salut à cause de l’importance du sacrifice de Christ. Ce sacrifice n’a pas besoin d’être offert ou présenté à nouveau. Selon Hébreux 7:27, “Il s’est sacrifié pour leurs péchés une fois pour toutes en s’offrant Lui-même.” Hébreux 10:10 déclare que “… nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.” 1 Pierre 3:18 proclame, “Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu …” Le sacrifice unique de Christ a été absolument parfait et suffisant. Jésus a déclaré à la croix, “Tout est accompli” (Jean 19:30). Le sacrifice expiatoire de Jésus a payé intégralement la dette de tous nos péchés (1 Jean 2:2). Par conséquent, tous nos péchés sont pardonnés et nous avons la promesse d’une vie éternelle dans les Cieux au moment où nous recevons le don que Dieu nous fait – le salut par Jésus-Christ (Jean 3:16).

 

Nous pouvons effectivement lire que le sacrifice de Jésus s'est opéré "une fois pour toutes en s’offrant Lui-même." Néanmoins le livre de Daniel nous précise ceci : Da 11, 31  "Des troupes se présenteront sur son ordre ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur." De quel sacrifice peut-il bien être question ici ? Il est bien évidement impossible de supprimer le sacrifice du Christ, personne n'en a le pouvoir. Le Christ Lui même reprendra ce passage afin de nous le rappeler : Mt 24, 15  "C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention ! " Et Paul le rappellera en cette même lettre aux hébreux 11, 28  "Par la foi, il a célébré la Pâque et fait l’aspersion du sang afin que le Destructeur ne touchât point aux premiers-nés d’Israël."
Nous ne pouvons qu'en conclure que le Sacrifice du Christ se perpétue et nous sanctifie puisque la coupe du Sang de la nouvelle alliance (Heb 12, 24; 9, 15; 8, 6; 1Ti 2, 5) est donné en rémission des péchés. Voici ce passage clé qui nous montre bien qu'il n'est pas seulement question "d'un mémorial" mais de bien plus que cela :

 

Mt 26, 26-28 : "Or, tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés."  (Lc 22, 15-20; Mc 14, 22-25; 1Co 11, 23-26)

 

Qui révèle un discours bien connu des apôtres et qui se trouve en Jn 6, 22-59 dont nous ne tirerons ici qu'un seul verset pour illustrer l'institution eucharistique : Jn 6, 51  "Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde."


Cher ami Catholique, désirez-vous ce “si grand salut” (Hébreux 2:6) ? Si oui, tout ce que vous avez à faire, c’est de le recevoir (Jean 1:12), par la foi (Romains 5:1). Dieu nous aime et nous fait don du salut (Jean 3:16). Si nous recevons Sa grâce par la foi, nous avons le salut pour l’éternité (Ephésiens 2:8-9). Une fois sauvé, rien ne peut nous séparer de Son amour (Romains 8:38-39). Rien ne peut nous ravir de Sa main (Jean 10:28-29). Si vous désirez ce salut, si vous désirez que tous vos péchés soient pardonnés, si vous désirez avoir l’assurance du salut, si vous désirez avoir directement accès au Dieu qui vous aime – recevez-le et il est à vous. Voici le salut pour lequel Jésus est mort et que Dieu offre gratuitement.

 

Le salut peut se perdre et c'est justement pour cela qu'il lui faut travailler "avec crainte et tremblement "(Php 2, 12). Les passages qui nous parlent d'une perte de salut sont très nombreux mais retenons en deux ici :

 

"Si, après s’être arrachés aux influences corruptrices du monde par la connaissance qu’ils ont eue de notre Seigneur Jésus-Christ, ils se laissent de nouveau prendre et dominer par elles, leur dernière condition et pire que la première. Il aurait mieux valu pour eux ne pas connaître le chemin qui mène à une vie juste plutôt que de s’en détourner après l’avoir connu et d’abandonner le saint commandement qui leur avait été transmis, ils confirment la vérité de ces proverbes : « Le chien retourne à ce qu’il a vomi », et « la truie à peine lavée se vautre de nouveau dans la boue " (2 Pi 2.20-22).

 

 

"En effet, ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté au don du ciel, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont expérimenté combien la Parole de Dieu est bienfaisante et fait l’expérience des forces du monde à venir et qui, pourtant, se sont détournés de la foi, ne peuvent être amenés de nouveau à changer de vie, car ils crucifient le Fils de Dieu, pour leur propre compte, et le déshonorent publiquement. En effet, lorsqu’une terre arrosée par des pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui on la cultive, Dieu la bénit. Mais si elle ne produit que des buissons d’épines et des chardons, elle ne vaut rien, elle ne tardera pas à être maudite et on finira par y mettre le feu" (Heb 6, 4-8).

 

Mais nous aurions pu citer aussi : Mt 7, 19; Jn 15, 2. 6; Mt 5, 13. 22; Lc 11, 24-26; Rm 8, 13; 11, 22; 1Co 15, 2; 8, 11; Ga 6, 7-9; Heb 10, 26-29. 39; 12, 16-17.

 

En 1 Ti Paul parle de certains qui "se sont écartés (de la bonne conscience) au point que leur foi a fait naufrage" (1Ti 1, 19), et il donne comme exemple Hyménée et Alexandre qu’il a " livrés à Satan" (v. 20). "L’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi" (1 Ti 4, 1). "Certains, pour s’y être abandonnés (à l’amour de l’argent), se sont égarés bien loin de la foi et se sont infligés beaucoup de tourments" (1 Ti 6, 10). 2 Ti 2, 17-18 parle d’Hyménée et de Phylète qui "sont en train de détourner plusieurs de la foi". Jacques parle de ceux qui "se sont égarés loin de la vérité" (Jc 5, 19). Celui qui ramène l’un de ces égarés "le sauvera de la mort" (Jc 5, 19-20).

 

Nous terminerons par Ephésiens 2, 8-9 que vous citez en omettant le verset 10 qui nous dit :

 

  "Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions."

13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:14

http://idata.over-blog.com/0/31/61/78/peintures/pierre_peche_miraculeuse.jpeg

Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre : « C’est le Seigneur ! » A ces mots : « C’est le Seigneur ! » Simon-Pierre mit son vêtement-car il était nu-et il se jeta à l’eau. (Jn 21, 7)

 

La scène de Pierre qui se cache du Seigneur n'est pas sans nous rappeler la première fois ou l'homme s'est caché du Seigneur alors qu'il était nu. Nous pouvons en effet mettre cette idée en rapport avec celle d'Adam et Ève qui se cachèrent après avoir commit LA faute. Dieu revêtit le couple originel de "peaux de bêtes", "semé corps animal, on ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel."(1Co 15, 44). Ainsi Pierre plonge dans l'eau figurative du baptême de repentance et pour cause. Pierre avait renié le Christ par trois fois. Pierre aurait voulu sauver le Christ, mais il ignorait alors que c'est le Christ qui par Sa mort le sauverait lui. Or "Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle." (Rm 6, 4) et c'est alors que Pierre, que Jésus fera pécheur d'homme, doit d'abord être repêché lui même et être "tiré des eaux". Mais au préalable les disciples qui étaient resté sur la barque remontèrent le filet à bord. Puis ils se dirigèrent sur la berge à la rencontre de Jésus. C'est alors que Pierre qui était resté dans l'eau remonte dans la barque et tira à terre le filet contenant 153 gros poissons. Dans cette image de l'évangile nous avons une révélation qui nous est offerte et que Jésus clarifiera quelques versets plus loin. Les 153 poissons d'après certains spécialistes de l'antiquité serait la totalité des espèces de poissons connues à cette époque et vivant dans la lac de Tiberiade (cf. Note OSTY Jn 21, 11).Ces poissons représentent "toute sorte d'hommes".

Mt 13, 47-48 Le Royaume des Cieux est encore semblable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, les pêcheurs le tirent sur le rivage, puis ils s’asseyent, recueillent dans des paniers ce qu’il y a de bon.

Nous avons ici l'image pré figurative de Pierre qui sera la pécheur d'homme et "tirera des eaux" figuratives du baptême le nouveau peuple que Dieu s'est acquit comme le fût le peuple hébreux dont Paul nous rappel la scène :

Je ne veux pas vous le laisser ignorer, frères : nos pères étaient tous sous la nuée, tous ils passèrent à travers la mer et tous furent baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer. Tous mangèrent la même nourriture spirituelle, et tous burent le même breuvage spirituel ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait : ce rocher, c’était le Christ. (1 Co 10, 1-4)

Et comme Moïse dont le nom signifie "tiré des eaux" le fût afin d'être sauvé des griffes de pharaon, le peuple hébreu lui de même passât à travers les eaux pour être sauvé de cette même menace. Il en va de même pour Pierre dont la figure Adamique est racheté par la repentance et par les eaux. Lui aussi tirera des eaux toute les sortes d'hommes dans les mailles du filet de l'Église dont la charge lui à été donné par Jésus.

C'est ainsi que plus loin dans le récit Jésus appuiera tout ceci par trois fois en disant à Pierre :

Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui dit à nouveau, une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » -« Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième fois : « M’aimes-tu ? », et il lui dit : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. (Jn 21, 15-17)
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 16:52

La justification de l'impie et ses causes.

1528
   Cette disposition ou préparation est suivie par la justification elle-même, qui n'est pas seulement rémission des péchés 1561 , mais à la fois sanctification et rénovation de l'homme intérieur par la réception volontaire de la grâce et des dons. Par là, d'injuste l'homme devient juste, d'ennemi ami, en sorte qu'il est "Héritier, en espérance, de la vie éternelle" Tt 3,7


1529
   Les causes de cette justification sont celles-ci : cause finale, la gloire de Dieu et du Christ, et la vie éternelle ; cause efficiente : Dieu qui, dans sa miséricorde, lave et sanctifie gratuitement 1Co 6,11 par le sceau et l'onction 2Co 1,21-22 de l'Esprit Saint promis "qui est le gage de notre héritage" Ep 1,13-14 ; cause méritoire : le Fils unique bien-aimé de Dieu, notre Seigneur Jésus Christ qui, "alors que nous étions ennemis" Rm 5,10, "à cause du grand amour dont il nous a aimés" Ep 2,4, par sa très sainte Passion sur le bois de la croix nous a mérité la justification 1560  et a satisfait pour nous à Dieu son Père ; cause instrumentale, le sacrement du baptême, "sacrement de la foi" sans laquelle il n'y a jamais eu de justification pour personne.
   Enfin l'unique cause formelle est la justice de Dieu, "non pas celle par laquelle il est juste lui-même, mais celle par laquelle elle nous fait justes " 1560-1561 , c'est-à-dire celle par laquelle, l'ayant reçue en don de lui, nous sommes "renouvelés par une transformation spirituelle de notre esprit" Ep 4,23 nous ne sommes pas seulement réputés justes, mais nous sommes dits et nous sommes vraiment justes 1Jn 3,1, recevant chacun en nous la justice, selon la mesure que l'Esprit Saint partage à chacun comme il le veut 1Co 12,11 et selon la disposition et la coopération propres à chacun.

1530
   En effet, bien que personne ne puisse être juste que si les mérites de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ lui sont communiqués, c'est cependant ce qui se fait dans la justification de l'impie, alors que, par le mérite de cette très sainte Passion, la charité de Dieu est répandue par l'Esprit Saint dans les coeurs Rm 5,5 de ceux qui sont justifiés et habite en eux 1561 . Aussi, avec la rémission des péchés, l'homme reçoit-il dans la justification même par Jésus Christ, en qui il est inséré, tous les dons suivants infus en même temps: la foi, l'espérance et la charité.

1531
   Car la foi à laquelle ne se joignent ni l'espérance ni la charité n'unit pas parfaitement au Christ et ne rend pas membre vivant de son corps. Pour cette raison, l'on dit en toute vérité que la foi sans les oeuvres est morte et inutile +Jc 2,17-20 1569 , et que dans le Christ Jésus ni la circoncision, ni l'incirconcision n'ont de valeur, mais la foi "qui opère par la charité" +Ga 5,6 ; 6,15.
   C'est elle que, selon la tradition des apôtres, les catéchumènes demandent à l'Eglise avant le sacrement du baptême, quand ils demandent "la foi qui procure la vie éternelle " que, sans l'espérance et la charité, la foi ne peut procurer. Aussi entendent-ils immédiatement la parole du Christ : " Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements " Mt 19,17 1568-1570 . C'est pourquoi lorsqu'ils reçoivent la justice véritable et chrétienne, cette première robe Lc 15,22 qui leur est donnée par le Christ à la place de celle que, par sa désobéissance, Adam a perdue pour lui et pour nous, il est ordonné aussitôt à ceux qui viennent de renaître de la conserver blanche et sans tache, pour l'apporter devant le tribunal de notre Seigneur Jésus Christ et avoir la vie éternelle.

Comment comprendre que l'impie est justifié par la foi et gratuitement


1532
   Lorsque l'Apôtre dit que l'homme est "justifié par la foi" 1559  et gratuitement +Rm 3,22-24, il faut comprendre ces mots dans le sens où l'a toujours et unanimement tenu et exprimé l'Eglise catholique, à savoir que si nous sommes dits être justifiés par la foi, c'est parce que "la foi est le commencement du salut de l'homme", le fondement et la racine de toute justification, que sans elle "il est impossible de plaire à Dieu" +He 11,6 et de parvenir à partager le sort de ses enfants 2P 1,4 ; et nous sommes dits être justifiés gratuitement parce que rien de ce qui précède la justification, que ce soit la foi ou les oeuvres, ne mérite cette grâce de la justification. En effet " Si c'est une grâce, elle ne vient pas des oeuvres ; autrement (comme le dit le même Apôtre) la grâce n'est plus la grâce " Rm 11,6

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