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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:30

41593_232140211622_3087574_n.jpgPour entrevoir ce mystère il convient dans un premier temps de se pencher sur les correspondances entre Abraham père des croyants et Marie. Vous trouverez ici un court commentaire qui nous introduit dans cette lecture.

 

Comme pour Abraham dans l'ancien testament (cf. Gn 15, 6; Rm 4, 3; Ga 3, 6..), Marie est la première personne qui inaugure la foi dans le nouveau testament (Luc 1, 38; 1, 45). Tout comme pour Abraham cette foi consistait à croire en la venue d'un enfant. Un enfant de la promesse. Et si Abraham n'eut pas à sacrifier son fils pour Dieu, Marie quant à elle assiste à son agonie sur la croix. L'une des sept paroles de Jésus en croix :

 

  1. Père, pardonne-leur car il ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23 , 34)
  2. En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi en paradis (Luc 23, 43)
  3. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mc 15, 34 et Mt 27, 46)
  4. J’ai soif (Jean 19, 28)
  5. Tout est achevé (Jean 19, 30)
  6. Père, entre tes mains je remets mon esprit (Luc 23, 46)

Est la suivante :

 

Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. (Jn 19, 26-27)

 

En la personne "du disciple qu'Il aimait" se trouve chaque croyant. Jésus n'est pas en train de régler un problème domestique ici ! Le verset suivant nous dit bien ceci "Après quoi, sachant que désormais tout était achevé" (Jn 19, 28) Il y a donc ici un point sur lequel il nous faut nous arrêter et qui est un accomplissement voulu de Jésus en croix. Notons que la famille de Marie est à la croix avec Marie femme de Clopas qui est sa soeur (Jn 19, 25). Mais aussi, est présente la mère de Jean (le disciple qu'il aimait) fils de Zébédée (Mt 4, 21<>26, 37). Il est donc question de bien plus qu'un problème domestique.

 

Marie qui inaugure la foi du nouveau testament est aussi la première évangélisatrice ! C'est ainsi qu'elle est, par le moyen d'une simple salutation toute mariale, la première annonciatrice de la bonne nouvelle à sa tante Elisabeth. Marie est donc l'origine de beaucoup de chose dans les évangiles et c'est ainsi que nous la trouvons également présente au début du livre des actes (1, 14) qui allait enfanter l'Eglise où elle est présente avec les "frères de Jésus" que nous sommes tous !

 

 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. (Rm 8, 29)

 

Afin d'avoir Dieu pour Père et Jésus pour Frère il nous faut pour être parfaitement "semblable à l'image de Son Fils", avoir Marie pour Mère :

 

Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, (...) afin que nous reçussions l’adoption.  Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba ! Père ! (Ga 4, 4-6)

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 16:44
http://img.over-blog.com/600x450/0/21/41/34/marie--reine-du-monde-4.jpgNous lisons en Apocalypse 11, 19; 12, 1-2. 5 :
19  Et le temple de Dieu dans le ciel s’ouvrit, et l’arche de l’alliance apparut dans son temple. Alors il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre et une forte grêle. Un grand signe apparut dans le ciel: une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement. Elle mit au monde un fils, un enfant mâle; c’est lui qui doit mener paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône.

v. 11, 19 : Nous devons savoir que Jean écrivit ce passage d'un seul jet, tel que nous le voyons ici entre le chapitre 11 et le 12. Les divisions en chapitres n'apparaissent qu'en 1227 avec Stephen Langton. Jean veut nous montrer que Marie était dès l'origine montré comme l'arche de la nouvelle alliance. L'apocalypse nous "révèle" ici la nouvelle arche qu'est Marie (voir : La visitation).  Il n'est pas question ici du temple de Dieu sur terre comme nous le montre le verset 11, 19. Mais de celui qui est dans le ciel ! Ce qui est donc à distinguer du temple de Jérusalem et nous renvoie à 2 Maccabée 2, 4-8 lorsque Jérémie cache les objets du culte dans une grotte :

Ayant appris cela, Jérémie les blâma en leur disant: «Ce lieu restera inconnu jusqu’ à ce que Dieu ait accompli le rassemblement de son peuple et lui ait manifesté sa miséricorde.
Alors le Seigneur montrera de nouveau ces objets, et la gloire du Seigneur apparaîtra avec la Nuée, comme elle se montra au temps de Moïse et lorsque Salomon pria pour que le saint lieu fût glorieusement consacré».

Elle apparait ici dans le Saint des Saints du Sanctuaire celèste accompagné des manifestation de Dieu concernant les temps de la fin. Des éclairs (cf. v. 4, 5); Des secousses (cf. v. 8, 5); Et une forte grêle (cf. v. 16, 21; 8, 7)

Nous avons affaire ici à une révélation, un dévoilement, et comme disait l'apôtre Paul : "Oui, jusqu’à ce jour, chaque fois qu’ils lisent Moïse, un voile est sur leur cœur." (2 Corinthiens 3, 15) et ce dévoilement nous révèle cette femme qui est la Mère du Fils du Très Haut (v. 12, 5). Certains disent qu'il s'agirait d'Israël, cette interprétation n'est pas entièrement fausse mais l'application à Marie la vierge semble plus approprié au vu des nombreuses prostitution d'Israël (cf. Jérémie 13, 27; 3, 6-8...) Or, Jésus est né d'une vierge ! (cf. Matthieu 1, 23). D'autres pensent qu'il s'agit de l'Église, mais l'église ne met pas le Christ au monde ! Il semble que la chose soit clair dans l'esprit de Jean, Jean dépeint ici la Mère de Jésus Roi des rois , Seigneur des seigneur (cf. v. 12, 5 qui se réfère à 19, 15-16).

La Tradition est hésitante à voir ici la Mère de notre Seigneur à cause des "douleurs de l'enfantement" qui nous ramènent à l'idée du péché originel et de la sanction du Seigneur à toute les déscendantes d'Eve (Genèse 3, 16). Mais il peut s'agir de la maternité spirituelle de Marie qui est la Mère de tout les croyants (cf. Jean 19, 27; Romains 8, 29) au regard du reste de sa descendance (cf. Apocalypse 12, 17). Douleurs qui n'ont donc pas vraiment quelque chose à voir avec un accouchement physique. Marie est néanmoins noté dans cet article comme la Mère des croyants et l'Eve nouvelle que nous développerons prochainement.Paul lui même qui pourtant n'était pas une femme parlait des douleurs de l'enfantement qu'il éprouvait en Galates 4, 19, il voulait dire par là qu'il souffrait de les voir encore "petits enfants" si prompts à croire en un "autre évangile" (Galates 1, 6) Mais ceci est une autre histoire.

Psaumes 45, 9-17 Des filles de rois sont là avec tes bijoux, et debout à ta droite, la dame avec de l'or d'Ofir. Ecoute, ma fille ! regarde et tends l'oreille : oublie ton peuple et ta famille ; que le roi s'éprenne de ta beauté ! C'est lui ton seigneur, prosterne–toi devant lui. Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple te flatteront avec des présents. Majestueuse, la fille de roi est à l'intérieur en robe brochée d'or. Parée de mille couleurs, elle est menée vers le roi ; les demoiselles de sa suite, ses compagnes, sont introduites auprès de toi. En un joyeux cortège, elles entrent dans le palais royal. Tes fils remplaceront tes pères, tu en feras des princes sur toute la terre. Je rappellerai ton nom dans tous les âges ; aussi les peuples te célébreront à tout jamais.

Cantique des cantiques 6, 10  « Qui est Celle qui toise comme l’Aurore, belle comme la Lune, brillante comme le Soleil, terrible comme ces choses insignes ? »


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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 13:59
http://www.wga.hu/art/a/albertin/visitat.jpg
Luc 1, 39-45 :
39 
En ce temps–là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda.
40  Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth.
41  Or, lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit.
42  Elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein !
43  Comment m'est–il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?
44  Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein.
45  Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! »




1) Marie nouvelle arche de l'alliance :

Luc veut ici attirer notre attention sur le fait que Marie est la nouvelle arche de l'alliance, il n'était en effet pas ignorant de la lecture de 2 Samuel 6 Son récit confirme fortement cette idée. Mais commençons par analyser une autre correspondance.

Hébreux 9, 4 ...Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.

Marie contenait le Pain de vie, qui correspond à la manne  (Jean 6, 48), le Verbe fait chair (la Parole de Dieu) qui correspond aux tables de le Loi (Jean 1, 1. 14; Luc 1, 42) et la résurrection après la mort sur le bois de la croix, préfiguré par le bâton d'Aaron  (Jean 11, 25).

Luc pousuit cette Idée en nous présentant Marie comme la nouvelle arche de l'alliance comme nous allons le voir.

Luc 1, 39  En ce temps–là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda.

2 Samuel 6, 2  David se mit en route et partit,(..) pour Baala de Juda pour en faire monter l'arche de Dieu.

Tous deux partent en hâte pour monter dans le haut pays de Juda.

Luc 1, 43  Comment m'est–il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?

2 Samuel 6, 9 « Comment l'arche du SEIGNEUR pourrait–elle venir chez moi ? »

Mais encore :

Luc 1, 44  .. voici que l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein.

2 Samuel 6, 14  ..David tournoyait de toutes ses forces devant le SEIGNEUR

Et pour finir :

Luc 1, 56  Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, puis elle retourna chez elle.

2 Samuel 6, 11  L'arche du SEIGNEUR demeura ainsi dans la maison de Oved–Edom le Guittite durant trois mois, et le SEIGNEUR bénit Oved–Edom et toute sa maison.

Et pour finir, Luc utilise une expression très intéressante en Luc 1, 42 : Il nous dit qu’Elisabeth « cria d’une voix forte » pour exprimer sa joie à l’arrivée de Marie. Or ce verbe ἀναφωνέω n’est pas utilisé ailleurs dans le Nouveau Testament. Mais il employé cinq fois dans la Septante (traduction grecque de l’Ancien Testament ) et à chaque fois, en lien avec l’Arche d’Alliance, pour décrire l’exclamation de joie du peuple pour célébrer la présence de Dieu au milieu d’eux. (sic)


2) Lecture suiviehttp://cgfa.acropolisinc.com/ghirlandaio/ghirlandaio12.jpg (Luc 1, 41-45)

-41  Or, lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit.

Nous voyons ici que c'est au son de la salutation de Marie qu'Elisabeth est remplie d'esprit Saint, tout comme Jean Baptiste (Luc 1, 15), ce qui nous pousse à lire avec plus d'attention encore le récit qui va suivre de la bouche d'Elisabeth.

   -42  Elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein !

Marie est ici bénie entre toutes les femmes, c'est à dire entre toute les femmes de la bible et toutes les femmes qui ont éxisté et existeront à jamais ! Ce verset mis en correspondance avec Juges 5, 24 "Bénie soit parmi les femmes Yaël, femme de Héber le Qénite, parmi les femmes qui vivent sous la tente, qu’elle soit bénie !"

L'esprit Saint par la bouche d'Elisabeth ajoute : " béni aussi est le fruit de ton sein"Jésus dira plus tard : "C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille–t–on des raisins sur un buisson d'épines, ou des figues sur des chardons ?" (Matthieu 7, 16) Je m'avancerai à dire, "peut il sortir quelque chose de Saint de quelque chose qui ne l'est pas ? Job disait : "Qui tirera le pur de l’impur ? Personne." (Job 14, 4); Ou encore "Si la racine est sainte, les branches aussi " (Romains 11,16). Nous avons d'autres correspondances intéréssantes sur ce passage comme (Genèse 30, 2; Deutéronome 28, 4. 11; 30, 9; Psaume 132, 11)
-Deutéronome 7, 13  Il t’aimera, te bénira, te rendra nombreux et il bénira le fruit de ton sein et le fruit de ton sol, ton blé, ton vin nouveau et ton huile, tes vaches pleines et tes brebis mères, sur la terre qu’il a juré à tes pères de te donner.

   -43  Comment m'est–il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?

Le titre de Seigneur  est ici,  le titre divin de Jésus ressuscité que nous trouvons en Actes 2, 36; Philippiens 2, 11 que Luc accorde à Jésus dès son ministère terrestre alors que Marc et Matthieu ont la plume plus légère en ce qui concerne cette appellation de Jésus dans leurs évangiles.

Le Saint esprit confesse ici que Marie est la Mère du Seigneur, et pour un juif de l'époque le Seigneur n'est autre que Dieu. Voir cet article : Marie Mère de Dieu.

   -44  Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein.

Elisabeth confirme ici que c'est bien la salutation de Marie cf. v, 41 qui fait bondir Jean Baptiste dans le sein d'Elisabeth.

   -45  Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira !

Tout au contraire de Zacharie (Luc 1, 18-19) Marie à cru, nous voyons bien ici que le fait de croire dépend de nous et non de Dieu, c'est donc dans une totale liberté que Marie crut et dit son fiat (Luc 1, 38). Il est possible de traduire  d'ailleurs "toi parce que tu as cru, il y aura accomplissement". Mais ce n'est pas tout ! L'ancien testament commence avec la foi d'Abraham (cf. Genèse 15, 6) Le nouveau testament aurait pu commencer par la foi de Zacharie, mais celui-ci représente ici la foi de l'ancienne alliance,  c'est donc par la foi de Marie que commence l'évangile. (voir Marie et Abraham).

3) Pour aller plus loin

Dans ce récit de la visitation, nous voyons l'empressement de Marie pour aller annoncer la bonne nouvelle à Elisabeth. Ce qui fait de Marie la première évangélisatrice qui commence par évangéliser la famille de Zacharie le lévite. ! Marie évangélise donc à travers eux l'ancienne alliance. Au delà de Marie et Elisabeth, c'est Jésus qui rend visite à Jean le baptiste, il dira : " Moi, c’est d’eau que je vous baptise ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales. Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu." (Luc 3, 16) Or Jean le baptiste reçu l'esprit Saint dans le sein de sa Mère (cf. Luc 1, 15) par la salutation de Marie (cf. Luc 1, 40-41. 44) qui était couverte du Saint esprit (Luc 1, 35). Mais nous avons d'autres paroles de Jean le Baptiste qui correspondent à la visitation. Jean le Baptiste annoncait la bonne nouvelle (Luc 3, 18) que Marie avait annoncée à sa Mère sans dire d'autre mot qu'une salutation. Elisabeth qui était la tante et l'ainée de Marie la reconnait comme Mère du Seigneur, nous avons là une élévation de Marie qui transpire dans le discours d'Elisabeth, élévation que Jean le Baptiste reprendra plus tard lui aussi en disant "Il faut qu’il croisse, et que je diminue." (Jean 3, 30) Montrant par là même que la nouvelle alliance portée en Marie croitrait tandis que l'ancienne diminuerait. Et Marie la plus humble des femmes, la plus discrète dans les évangiles ne démentit pas la Parole de Dieu lorsqu'elle dit que les humbles seront élevés jusqu'à la royauté (Daniel 4, 17).


Sophonie 3, 14-17 :
Crie de joie, fille de Sion, pousse des acclamations, Israël, réjouis–toi, ris de tout ton cœur, fille de Jérusalem.  Le SEIGNEUR a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a détourné ton ennemi. Le roi d'Israël, le SEIGNEUR lui–même, est au milieu de toi, tu n'auras plus à craindre le mal. En ce jour–là, on dira à Jérusalem : « N'aie pas peur, Sion, que tes mains ne faiblissent pas ; le SEIGNEUR ton Dieu est au milieu de toi en héros, en vainqueur. Il est tout joyeux à cause de toi, dans son amour, il te renouvelle, il jubile et crie de joie à cause de toi. »

 

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 00:23
s_3.jpgIl y a bien des chemins qui nous montrent que Marie est bien la Mère de Dieu. Mais avant d'aller plus loin précisons que le concile d'Ephèse qui la proclamât ainsi précise bien que Marie n'est pas Mère de Dieu avant la naissance de Jésus Christ, elle n'est pas le Mère de Dieu le Père mais que puisque Jésus est Dieu (cf. Jean 1, 1; 1 Jean 5, 20 ci-dessous), Marie est donc pas voie de conséquence, Mère de Dieu.

Jésus est Dieu

-Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.
 (Jean 1, 1)

-Nous savons que le Fils de Dieu est venu et nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable. Et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ. Lui est le Véritable, il est Dieu et la vie éternelle.
(1 Jean 5, 20)

-Car en lui habite toute la plénitude de la divinité, corporellement (Colossiens 2, 9)

Jésus Lui même confesse bien qu'il est Dieu
 
-Dieu dit à Moïse: «JE SUIS QUI JE SERAI.» Il dit: «Tu parleras ainsi aux fils d’Israël: JE SUIS m’a envoyé vers vous.» (Exode 3, 14)
Jean 8, 24. 28. 58 :
 
-C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés.»

- Jésus leur dit alors: «Lorsque vous aurez élevé le Fils de l'homme, vous connaîtrez que Je Suis et que je ne fais rien de moi–même: je dis ce que le Père m'a enseigné.

-Jésus leur répondit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je Suis.»
 
-13, 19 Je vous le dis à présent, avant que l’événement n’arrive, afin que, lorsqu’il arrivera, vous croyiez que Je Suis. 




Sources scripturaires

-Marie est Mère de Dieu. Le Saint esprit le confesse par la bouche d'Elisabeth en Luc 1, 41. 43 :

-"Or, lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit."
-"Comment m'est–il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur?"


Cette phrase est sans équivoque pour un juif de l'époque ! Le Seigneur est un nom exclusivement réservé à Dieu.


-Mais par ailleurs encore Jésus est aussi appelé Emmanuel qui signifie Dieu est avec nous :

Voici que la vierge concevra et enfantera un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit :« Dieu avec nous ». (Isaïe 7, 14; Matthieu 1, 23)

Comme le dit l'écriture ici le nom d'Emmanuel est donné à la naissance de Jésus et prophétisé par Isaïe bien avant cet évènement. Ce verset mis en relation avec celui qui lui correspond en (Jean 1, 14) nous assure la nature de la maternité de Marie  "Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père."


 Marie étant le Mère de Jésus corporellement (Colossiens 2, 9), Jésus étant Dieu fait Chair (Jean 1, 1. 14) ayant pris chair en Marie (cf. Luc 1, 42) Marie est Mère de Dieu.


 

Les réformateurs protestants prêchent que Marie est la Mère de Dieu
 
Martin Luther : « Dans cette œuvre où elle fut faite la Mère de Dieu, de nombreuses et bonnes choses lui furent nombreuses, a un tel point que personne ne peut le saisir …non seulement Marie a été la mère de Celui qui est né (à Bethléem), mais de Celui qui, avant le monde, est né éternellement du Père, né dans le temps d’une Mère et à la fois homme et Dieu »
Jean Calvin : « Il ne peut être nié que Dieu, en choisissant et en destinant Marie à être la Mère de Son Fils, lui a accordé le plus grand des honneurs… Elisabeth appelle Marie Mère du Seigneur, parce que l’unité de la personne dans les deux natures du Christ était telle que pouvait dire que l’homme mortel engendré dans le sein de Marie était en même temps le Dieu éternel »
Ulrich Zwingli : « Il lui a été donné ce qui n’appartient à aucune autre créature, à savoir que dans la chair, elle a donné naissance au Fils de Dieu »
Or, certains protestants aujourd’hui déclarent que parce que Marie n’a pas pu donné à Jésus Sa divinité, elle ne peut être appelé adéquatement sa mère. Ceci est une profonde erreur. Jésus est une personne. Une personne est une unité. C’est pourquoi nous disons qu’une personne est née, et non pas une nature ou un corps. Par exemple, nos parents ne nous ont pas donné nos âmes (qui ont été crées directement par Dieu), mais seulement nos corps. Cependant nous ne disons jamais que nos mères ont donnés naissance seulement à nos corps, mais à nous, des personnes complètes.
Or nous savons que plus une personne est importante dans la mission du Christ, plus grand est l’honneur qu’elle reçoit au ciel. Les apôtres par exemple ont reçu de très hauts rangs (Lc 22, 29-30). Marie a donné à Jésus Son corps, qui a été l’instrument de notre rédemption. Elle l’a porté dans son sein, la nourrit, l’a vêtu, la nourrit et l’a protégé. En toute chose, Marie a consenti à la volonté du Père pour Jésus. Elle a même accompagné Jésus au Calvaire où elle a communié profondément à Ses souffrances.
C’est pour cela que Marie est la plus grande des créatures de Dieu et que nous l’honorons.
Notons au passage que lorsque les pères de l’Église tels qu’Ignace d’Antioche et Irénée appellent Marie la Mère de Dieu, ils assument que les chrétiens considèrent que cela va de soi. Ils ne voient pas la nécessité d’expliquer et de défendre cette doctrine comme si elle prêtait à controverse. Au cinquième siècle, lorsque Nestorius commença à attaquer cette doctrine, l’Église reconnue immédiatement qu’il exposait une théologie nouvelle et hérétique.


Ce que le Magistère de L'Eglise enseigne sur cette question

Les enjeux du concile d'Ephèse en 431 n'avaient pas pour objet la maternité de Marie mais plutôt la double nature du Christ pleinement Dieu et pleinement homme.

Concile d'EPHESE (3e Oecuménique) 22 juin - septembre 431

 1ere session des cyrilliens, 22 juin 431.

  a) 2eme lettre de Cyrille d'Alexandrie à Nestorius

   L'incarnation du Fils de Dieu (Denzinger 250-251)

 250 Nous ne disons pas en effet que la nature du Verbe par suite d'une transformation est devenue chair, ni non plus qu'elle a été changée en un homme complet, composé d'une âme et d'un corps, mais plutôt ceci : le Verbe, s'étant uni selon l'hypostase une chair animée d'une âme raisonnable, est devenu homme d'une manière indicible et incompréhensible et a reçu le titre de Fils d'homme, non par simple vouloir ou bon plaisir, ni non plus parce qu'il en aurait pris seulement le personnage ; et nous disons que différentes sont les natures rassemblées en une véritable unité, et que des deux il est résulté un seul Christ et un seul Fils, non que la différence des natures ait été supprimée par l'union, mais plutôt parce que la divinité et l'humanité ont formé pour nous l'unique Seigneur Christ et Fils par leur ineffable et indicible concours dans l'unité.
 Ainsi, bien qu'il subsiste avant les siècles et qu'il ait été engendré par le Père, il est dit aussi avoir été engendré selon la chair par une femme, non point que sa nature divine ait commencé à être en la sainte Vierge, ni qu'elle ait eu nécessairement besoin d'une seconde naissance par elle après celle qu'il avait reçue du Père, car c'est légèreté et ignorance de dire que celui qui existe avant les siècles et est coéternel au Père a besoin d'une seconde génération pour exister,- mais puisque c'est pour nous et pour notre salut qu'il s'est uni selon l'hypostase l'humanité, et qu'il est né de la femme, on dit qu'il a été engendré d'elle selon la chair.
251 Car ce n'est pas un homme ordinaire qui a d'abord été engendré de la sainte Vierge et sur lequel ensuite le Verbe serait descendu, mais c'est pour avoir été uni à son humanité dès le sein même qu'il est dit avoir subi la génération charnelle, en tant qu'il s'est approprié la génération de sa propre chair. C'est ainsi que nous disons qu'il a souffert et qu'il est ressuscité, non pas que le Dieu Verbe ait souffert en sa propre nature les coups, les trous des clous et les autres blessures (car la divinité est impassible, puisqu'elle est incorporelle); mais puisque le corps qui est devenu le sien propre, a souffert tout cela, on dit encore une fois que c'est lui (le Verbe) qui a souffert pour nous : l'Impassible était dans le corps qui souffrait Et c'est de la même façon que nous pensons au sujet de sa mort. Car le Verbe de Dieu est par nature immortel, incorruptible, vie et vivifiant. Mais encore une fois puisque son propre corps a, par la grâce de Dieu, goûté la mort pour tout homme, comme dit Paul He 2,9, on dit qu'il a souffert la mort pour nous : non qu'il ait fait l'expérience de la mort en ce qui regarde sa propre nature (ce serait folie de dire cela ou de le penser), mais parce que, comme je l'ai dit à l'instant, sa chair a goûté la mort. Ainsi, sa chair étant ressuscitée, on parle de la résurrection du Verbe, non point que le Verbe soit tombé dans la corruption, non certes, mais encore une fois parce que son corps est ressuscité. ...
 C'est ainsi qu'ils (les saints pères) se sont enhardis à nommer la sainte Vierge Mère de Dieu, non que la nature du Verbe ou sa divinité ait reçu le début de son existence à partir de la sainte Vierge, mais parce qu'a été engendré d'elle son saint corps animé d'une âme raisonnable, corps auquel le Verbe s'est uni selon l'hypostase et pour cette raison est dit avoir été engendré selon la chair. 
(ce numéro est subdivisé en sous-chapitres : 251a ; 251b ; 251c ; 251d ; 251e
  
b) 2. lettre de Nestorius à Cyrille

   L'union des natures dans le Christ

  - 251a
   (Chap. 3) Je crois (nous croyons) donc, disent-ils (les saints pères) en notre Seigneur Jésus Christ, son Fils, son unique. Observe comment ils ont posé d'abord comme des fondements " Seigneur ", " Jésus ", " Christ ", " unique engendré ", " Fils ", ces noms communs à la divinité et à l'humanité, et édifient ensuite la tradition de l'Incarnation, de la Résurrection et de la Passion ; leur but était, une fois posés certains noms significatifs communs à l'une et à l'autre nature, qu'on ne divise pas ce qui se rapporte à la filiation et à la seigneurie, et que dans l'unicité de la filiation ce qui se rapporte aux natures ne soit pas non plus en péril de disparaître par confusion.
  - 251b
   (Chap. 4) Cela, Paul le leur avait en effet enseigné qui, faisant mention de la divine Incamation et sur le point d'ajouter la Passion, commence par poser ce nom de Christ commun aux natures, comme je l'ai dit un peu plus haut, puis ajoute le discours relatif aux deux natures. Que dit-il en effet : "  Ayez entre vous les mêmes sentiments qui furent dans le Christ Jésus. Lui, qui existant en forme de Dieu ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu, Mais (pour ne pas tout citer en détail) il devint obéissant jusqu'à la mort et à la mort de la croix " Ph 2,5 8).Ainsi,comme il allait faire mention de la mort, pour qu'on n'en tirât pas la conclusion que le Dieu Verbe est passible, il pose ce nom de Christ, comme une appellation signifiant la substance impassible et passible dans une personne unique, impassible par la divinité, passible par la nature corporelle.
  - 251c
   (Chap. 5) Bien que je puisse en dire long sur ce sujet et tout d'abord qu'à propos de l'économie ces saints pères n'ont même pas fait mention de génération mais d'Incarnation, je sens que ma promesse de brièveté dans mon préambule refrène mon discours et qu'elle m'amène au second point de Ta Charité. J'y louais la division des natures selon la raison de l'humanité et de la divinité et leur conjonction en une seule personne ; et aussi que tu dis que le Dieu Verbe n'a pas eu besoin d'une seconde génération à partir de la femme et que tu confesses que la divinité n'est pas susceptible de pâtir. Tout cela est orthodoxe parce que vrai et contraire aux fausses opinions de toutes les hérésies touchant les natures du Seigneur. Si le reste contient une sagesse cachée, incompréhensible aux oreilles des lecteurs, il appartient à ta pénétration de le savoir : pour moi en tout cas, cela m'a paru renverser ce qui précède. Celui en effet qui avait été précédemment proclamé impassible et non susceptible d'une seconde génération, était présenté de nouveau, je ne sais comment, comme passible et nouvellement créé, comme si les qualités par nature inhérentes au Dieu Verbe avaient été détruites par la conjonction avec le Temple, ou que ce fût peu de chose aux yeux des hommes que le Temple sans péché et inséparable de la nature divine eût subi génération et mort pour les pécheurs, ou qu'il ne fallût pas croire à la voix du Seigneur criant aux juifs : " Détruisez ce Temple et je le relèverai en trois jours " Jn 2,19 et non pas : " Détruisez ma divinité, et elle se relèvera en trois jours."
  - 251d
   (Chap. 6)... En tout lieu de la divine Ecriture, quand elle fait mention de l'économie du Seigneur, la génération et la Passion qui sont présentées ne sont pas celles de la divinité, mais de l'humanité du Christ, en sorte que la sainte Vierge doive être appelée d'une dénomination plus exacte mère du Christ et non Mère de Dieu. Ecoute aussi ces paroles de l'Evangile qui proclament : " Livre de la génération de Jésus Christ, est-il dit, fils de David, fils d'Abraham " Mt 1,1 Il est donc clair que le Dieu Verbe n'était pas fils de David. Apprends, s'il te plaît, un autre témoignage : " Jacob a engendré Joseph l'époux de Marie, de laquelle a été engendré Jésus qu'on appelle le Christ " Mt 1,16 Examine encore une autre voix qui nous atteste : " Voici quelle fut la génération de Jésus Christ. Comme Marie sa mère avait été fiancée à Joseph, elle se trouva enceinte par l'opération de l'Esprit Saint " Mt 1,18. Qui supposerait que la divinité du Fils unique fût une créature de l'Esprit ? Et que dire de ce mot : " La mère de Jésus était là " Jn 2,1. Et encore : " Avec Marie la mère de Jésus " Ac 1,14, et " Ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint " Mt 1,20 et : " Prends l'enfant et sa mère et fuis vers l'Egypte " Mt 2,13 et:
 Au sujet de son Fils qui est né de la race de David selon la chair " Rm 1,3 et au sujet de la Passion de nouveau : " Dieu, ayant envoyé son Fils dans une ressemblance à la chair de péché et en raison du péché, a condamné le Péché dans la chair " Rm 8,3 et encore : " Le Christ est mort pour nos péchés " 1Co 15,3 et : " Le Christ a souffert en sa chair " 1P 4,1, et: " Ceci est " non ma divinité, mais " mon corps rompu pour vous " 1Co 11,24.
  - 251e
   (Chap. 7) Et comme une infinité d'autres voix témoignent au genre humain qu'il ne faut pas regarder la divinité du Fils comme récente ou comme susceptible de souffrance corporelle, mais bien la chair unie à la nature de la divinité (d'où vient que le Christ se nomme lui-même Seigneur de David et son fils : " Quel est votre sentiment, dit-il, sur le Christ ? De qui est-il fils ? " Ils lui disent : " de David ". Jésus leur répondit : " Comment donc David, sous l'action de l'Esprit le nomme-t-il Seigneur, disant : le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite " Mt 22,42-44, dans la pensée qu'il est totalement fils de David selon la chair,  mais Seigneur de David selon la divinité), il est bon et conforme à la tradition évangélique de confesser que le corps est le Temple de la divinité du Fils et un Temple uni selon une suprême et divine conjonction, en sorte que la nature de la divinité s'approprie ce qui appartient à ce Temple ; mais au nom de cette appropriation, attribuer au Verbe jusqu'aux propriétés de la chair conjointe, je veux dire la génération, la souffrance et la mortalité, c'est le fait, frère, d'une pensée ou égarée par les Grecs, ou malade de la folie d'Apollinaire, d'Arius et des autres hérésies, ou plutôt c'est quelque chose de plus grave que celles-ci. Car de toute nécessité ceux qui se laissent entraîner par le mot " appropriation " devront faire communier le Dieu Verbe à l'allaitement, à cause de l'appropriation, le faire participer à la croissance progressive et à la crainte au moment de la Passion et le mettre dans le besoin de l'assistance d'un ange. Et je passe sous silence la circoncision, le sacrifice, la sueur, la faim, toutes choses qui, attachées à la chair, sont adorables comme étant survenues à cause de nous, mais qui, si elles sont attribuées à la divinité, sont mensongères et cause pour nous, en tant que calomniateurs, d'une juste condamnation. 
condamnation.

  c) Anathèmes de Cyrille d'Alexandrie, joints à la lettre du concile d'Alexandrie, à Nestorius (3e lettre de Cyrille à Nestorius).
   L'union des natures dans le Christ (Denzinger 252-263)
252 
   1. Si quelqu'un ne confesse pas que l'Emmanuel est Dieu en vérité et que pour cette raison la sainte Vierge est Mère de Dieu (car elle a engendré charnellement le Verbe de Dieu fait chair), qu'il soit anathème.
253 
   2. Si quelqu'un ne confesse pas que le Verbe issu du Dieu Père a été uni selon l'hypostase à la chair et qu'il est un unique Christ avec sa propre chair, c'est-à-dire le même tout à la fois Dieu et homme, qu'il soit anathème.
254 
   3. Si quelqu'un, au sujet de l'unique Christ, divise les hypostases après l'union, les conjuguant selon la seule conjonction de la divinité, de la souveraineté ou de la puissance, et non plutôt par la rencontre selon une union physique, qu'il soit anathème.
255 
   4. Si quelqu'un répartit entre deux personnes ou hypostases les paroles contenues dans les évangiles et les écrits des apôtres, qu'elles aient été prononcées par les saints sur le Christ ou par lui sur lui-même, et lui attribue les unes comme à un homme considéré séparément à part du Verbe issu de Dieu, et les autres au seul Verbe issu du Dieu Père parce qu'elles conviennent à Dieu, qu'il soit anathème.
256 
   5. Si quelqu'un ose dire que le Christ est un homme théophore et non pas plutôt Dieu en vérité en tant que Fils unique et par nature, selon que le Verbe s'est fait chair et a pris part de la même façon que nous au sang et à la chair, qu'il soit anathème.
257 
   6. Si quelqu'un dit que le Verbe issu du Dieu père est le Dieu ou le Maître du Christ et ne confesse pas plutôt que le même est tout à la fois Dieu et homme, étant donné que le Verbe s'est fait chair selon les Ecritures, qu'il soit anathème.
258 
   7. Si quelqu'un dit que Jésus en tant qu'homme a été mû par le Dieu Verbe et que la gloire du Fils unique lui a été attribuée comme à un autre subsistant à part lui, qu'il soit anathème.
259 
   8. Si quelqu'un ose dire que l'homme assumé doit être coadoré et coglorifié avec le Dieu Verbe et qu'il doit être coappelé Dieu comme un autre avec un autre (car chaque fois l'addition du mot " avec " forcera de concevoir la chose ainsi) et n'honore pas plutôt l'Emmanuel d'une seule adoration et ne lui adresse pas une seule glorification, selon que le Verbe s'est fait chair, qu'il soit anathème.
260 
   9. Si quelqu'un dit que l'unique Seigneur Jésus Christ a été glorifié par l'Esprit, comme s'il avait utilisé un pouvoir étranger qui lui venait de l'Esprit et qu'il a reçu de lui le pouvoir d'agir contre les esprits impurs et d'accomplir ses signes divins parmi les hommes, et ne dit pas plutôt que cet Esprit, par lequel il a opéré les signes divins, était le sien propre, qu'il soit anathème.
261 
   10. La sainte Ecriture dit que le Christ a été le grand prêtre et l'apôtre de notre confession de foi (voir He 3,1) et qu'il s'est offert lui- même pour nous en parfum d'agréable odeur au Dieu et Père. Si donc quelqu'un dit que notre grand prêtre et apôtre n'a pas été le Verbe lui-même issu de Dieu quand il est devenu chair et homme semblable à nous, mais qu'il a été un autre proprement distinct de lui, un homme né de la femme ; ou si quelqu'un dit qu'il a présenté l'offrande pour lui-même et non pas plutôt pour nous seuls (car celui qui n'a pas connu la péché ne saurait avoir besoin de l'offrande), qu'il soit anathème.
262 
   11. Si quelqu'un ne confesse pas que la chair du Seigneur est vivifiante et qu'elle est la propre chair du Verbe issu du Dieu Père mais prétend qu'elle est celle de quelqu'un d'autre, distinct de lui et conjoint à lui selon la dignité ou qu'il a reçu seulement l'habitation divine ; et s'il ne confesse pas plutôt qu'elle est vivifiante, comme nous l'avons dit, parce qu'elle a été la propre chair du Verbe qui a le pouvoir de vivifier toutes choses, qu'il soit anathème.
263 
   12. Si quelqu'un ne confesse pas que le Verbe de Dieu a souffert dans la chair, qu'il a été crucifié dans la chair, qu'il a goûté la mort dans la chair et qu'il a été le premier-né d'entre les morts, en tant qu'il est la vie et vivifiant comme Dieu, qu'il soit anathème.
  d) Sentence du concile contre Nestorius.

   Condamnation du nestorianisme (Denzinger 264)
264 
   Comme le très honoré Nestorius, entre autres choses, n'a ni voulu obéir à notre citation ni même reçu les très saints et religieux évêques que nous lui avions envoyés, nous avons été forcés d'en venir à l'examen des impiétés qu'il a proférées, et comme, par ses lettres, par les écrits de lui qui ont été lus et par les propos qu'il a récemment tenus en cette métropole, et sur lesquels nous avons des témoignages, nous l'avons pris en flagrant délit de penser et de prêcher de manière impie, contraints tant par les canons que par la lettre de notre très saint père et collègue dans le ministère Célestin, évêque de l'Eglise de Rome, nous en sommes venus, non sans beaucoup de larmes, à cette triste sentence contre lui :
   Notre Seigneur Jésus Christ, blasphémé par lui, a décidé par le très saint présent concile que le dit Nestorius est désormais déchu de la dignité épiscopale et séparé de tout le corps sacerdotal.

6eme session des cyrilliens, 22 juillet 431.

  L'attachement a la profession de foi de Nicée. (Denzinger 265-268)
265 
 ... Le saint concile a décidé qu'il n'est permis à personne de professer, ou d'écrire, ou de composer une confession de foi autre que celle définie par les saints pères réunis à Nicée avec le Saint-Esprit. ...
266 
   Si certains, évêques, clercs ou laïcs, étaient convaincus d'accepter, de partager ou d'enseigner les doctrines contenues dans l'exposé du prêtre Charisius au sujet de l'Incarnation du Fils unique de Dieu, ou bien encore celles, néfastes et déformées de Nestorius... qu'ils tombent sous le coup de la sentence de ce saint concile oecuménique.

7e session des cyrilliens, 31 août (?) 431 ; Lettre synodale.

  Condamnation du pélagianisme.
267 
   1. Le métropolitain d'une éparchie qui se sépare de ce saint concile oecuménique... ou qui a partagé les opinions de Célestius ou les partagera à l'avenir, celui-là ne peut plus agir en aucune façon contre les évêques de l'éparchie, alors qu'il se trouve désormais exclu par le concile de toute communion ecclésiastique et suspendu de toute activité.
268 
   4. Si certains clercs s'étaient séparés et osaient partager en privé ou publiquement les opinions de Nestorius ou de Célestius, il a été jugé qu'ils sont eux aussi déposés par le saint concile. 
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:50
Luc ne pouvait en aucun cas tout comme Matthieu avoir inventé les sources qui lui ont permis d'écrire ce récit. En effet la meilleure des sources qui soit est bien évidemment la Vierge Marie en personne. Les passages ou figure la Vierge Marie sont très rares dans la bible, mais ce n'est pas pour autant qu'il faille les ignorer bien au contraire. Nul doute que Marie était choisie de toute éternité pour devenir la Mère du Seigneur. D'ailleurs nous trouvons en Esaïe 7, 14  "C'est pourquoi le Seigneur lui–même vous donnera un signe, Voici, une Vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel." Verset bien connu puisqu'il prophétise la venu de Jésus mais encore celle de la vierge Marie ! Le fait qu'elle soit prophétisé dans ce passage tout comme dans de nombreux autres d'ailleurs (nous y reviendrons) est tout à fait significatif de son élection éternelle. L'annonciation  a fait couler beaucoup d'encre depuis deux mille ans, ce qui ne fait pas mentir le dernier verset de la bible (chronologiquement) Jean 21, 25  "Jésus a fait encore bien d’autres choses : si on les écrivait une à une, le monde entier ne pourrait, je pense, contenir les livres qu’on écrirait." J'entends déjà dire : "Oui mais c'est de Jésus dont il est question dans ce verset !" Et nous somme bien d'accord avec cela. Mais Jésus étant pleinement homme et pleinement Dieu (Colossiens 2, 9; 1 Jean 5, 20; Jean 1, 1-2. 14...) c'est en Marie que s'opère le Mystère de l'incarnation et du dépouillement (la kénose) du Fils de Dieu (Philippiens 2, 7; Hébreux 2, 7-9)qui s'abaisse pour se faire homme afin de racheter l'homme qui a voulu se faire Dieu. (Genèse 3, 5) C'est donc Marie qui va en son sein contenir ce que rien n'aurait pu contenir (1 Rois 8, 27).

Luc 1, 26-38 : "L'annonciation".

 

26  Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth,
27  à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David ; cette jeune fille s’appelait Marie.
28  L’ange entra auprès d’elle et lui dit : « Réjouis–toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. »
29  A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
30  L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31  Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus.
32  Il sera grand et sera appelé Fils du Très–Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
33  il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
34  Marie dit à l'ange : « Comment cela se fera–t–il puisque je n'ai pas de relations conjugales ? »
35  L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très–Haut te couvrira de son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu.
36  Et voici que Elisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d’un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile,
37  car rien n’est impossible à Dieu. »
38  Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! » Et l’ange la quitta.


Loin d'être aussi simple qu'il n'y parait, ce passage renferme des bibliothèques qui lui ont été consacrées. Au verset 26 nous voyons que l'ange est envoyé au sixième mois. Qu'il s'agisse du sixième mois n'est pas un hasard, cela renvoi au sixième jours de la création dans un premier temps pour nous signifier une nouvelle création. Voyons genèse 1, 26-27 qui parle de la création de l'homme au sixième jour : Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent sur la terre ! » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. Nous savons que la parfaite image de Dieu fait homme, c'est Jésus ! Mais ce qui interpelle c'est le : "Mâle et femelle il les créa" Luc veut attirer notre attention sur le fait que Jésus nouvel Adam (1 Corinthiens 15, 45) devait avoir Lui aussi une "aide qui Lui corresponde"(Genèse 2, 18) et cette aide c'est Marie Eve nouvelle. Mais nous reviendrons sur ce point une autre fois.

Nous entrons maintenant dans le verset 28 qui à fait de nombreuses polémiques entre "Tu as trouvé grâce" et "Comblée de grâce". Le terme grec précis est : "Kekharitôménè" unique terme de ce type dans la bible grec. Le terme "trouver grâce aux yeux de Dieu" (Heuriskokharin) dont la portée est nettement moins forte n'est présent qu'une seule fois dans l'ancien testament (Septante), et cela concerne Noé en Genèse 6, 8 "Noé cependant trouva grâce devant le Seigneur Dieu." Partout ailleurs nous avons le mot "Karis" pour désigner la grâce que le Seigneur accorde et qui n'est autre qu'une faveur de la part de Dieu (Genèse 18, 3; 30, 27 etc..). Le fait que Noé trouva cette grâce spéciale aux yeux de Dieu constitu un final spécial du récit de la création, en vu du plan de salut que Dieu a mit en place (cf. cliquez : la prophétie de Noé) L'esprit Saint veut nous montrer, à travers Noé patriarche survivant du déluge, qu'un jour c'est l'humanité toute entière qui trouvera grâce aux yeux de Dieu (cf. Joel 3, 1-5; Actes 2, 17-21).
Or la suprématie de la grâce et toute sa plénitude est donnée à Marie. Grâces venues biensur par Jésus Christ notre Seigneur (cf. Jean 1, 17) et par le mystère de l'incarnation en Marie (cf. Jean 1, 14) Marie comblée de Dieu (Jésus Christ) et comblée de grâces à n'en pas manquer.

"A la splendeure de la vérité, il faut un tabernacle digne d'elle. Marie est "bénie entre toute les femmes", car seule, en effet, elle est justement appelée "pleine de grâces" ayant seule obtenue cette grâce, que nul autre n'avait reçue, d'être remplie de l'auteur de la grâce."
(Saint Ambroise de Milan IVème siècle)

Le verset 29 à ceci d'étrange, Marie ne tombe pas face contre terre comme le firent Lot (Genèse 19, 1), Manoach et sa femme lors d'une annonciation figurative de celle de Marie (cf. Juges 13, 20) et de nombreux prophètes de l'ancien testament, mais aussi Jean en Apocalypse 22, 8. Non Marie elle ne se prostèrne pas, comme pour montrer la douceur de cet instant, Marie ne fait que s'intérroger consciente de sa petitesse et de la grandeur de Dieu. Marie est libre à ce moment là, elle est compètement libre car Dieu en envoyant son ange ne voulait pas qu'elle soit oppréssée par Sa présence directe.

Le verset 35 nous montre que dans le silence de Dieu, la grande révélation est en tout premier lieu donnée à Marie, la révélation Trinitaire de Dieu. Le Fils est en Marie et Marie est dans l'esprit Saint sour le regard du Père. Révélation Trinitaire accomplie et figurée par l'annonciation faite à Abraham en Genèse 18 (Cliquez ce lien). Marie recoit cette révélation dans le secret de son coeur et n'en dit rien à Joseph ! Pleinement confiante en Dieu.

C'est alors que le miracle de Dieu qui accorde à Marie le choix de participer au plan du Salut s'opère et Marie pleine de grâce, Marie source des grâces, qu'elle à trouvé au yeux de Dieu, dit son fiat dans une totale liberté.

« Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! »


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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 08:33

 

 

Nous commencerons ici par développer la lecture de ce passage qui nous montre en Isaac une Image de Jésus puis nous en viendrons ensuite à Marie.

 

evangelismos annonciation (1)

Genèse 22, 1-14 : Or, après cet évènement Dieu mit Abraham à l’épreuve et lui dit : « Abraham »; il répondit : « Me voici. »Il reprit : « Prends ton fils, ton unique, Isaac, que tu aimes. Pars pour le pays de Moriyya et là, tu l’offriras en holocauste sur celle des montagnes que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sangla son âne, prit avec lui deux de ses jeunes gens et son fils Isaac. Il fendit les bûches pour l’holocauste. Il partit pour le lieu que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, il leva les yeux et vit de loin ce lieu. Abraham dit aux jeunes gens : « Demeurez ici, vous, avec l'âne ; moi et le jeune homme, nous irons là–bas pour nous prosterner ; puis nous reviendrons vers vous. »

 

Abraham prit les bûches pour l’holocauste et en chargea son fils Isaac ; il prit en main la pierre à feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac parla à son père Abraham : « Mon père », dit–il, et Abraham répondit : « Me voici, mon fils. » Il reprit : « Voici le feu et les bûches ; où est l'agneau pour l'holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura voir l’agneau pour l’holocauste, mon fils.  Tous deux continuèrent à aller ensemble. Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait indiqué, Abraham y éleva un autel et disposa les bûches. Il lia son fils Isaac et le mit sur l'autel au–dessus des bûches. Abraham tendit la main pour prendre le couteau et immoler son fils. Alors l’ange du SEIGNEUR l’appela du ciel et cria : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : Me voici. Il reprit : « N’étends pas la main sur le jeune homme. Ne lui fais rien, car maintenant je sais que tu crains Dieu, toi qui n’as pas épargné ton fils unique pour moi. » Abraham leva les yeux, il regarda, et voici qu’un bélier était pris par les cornes dans un fourré. Il alla le prendre pour l’offrir en holocauste à la place de son fils. Abraham nomma ce lieu « le SEIGNEUR voit »; aussi dit–on aujourd'hui :

« C'est sur la montagne que le SEIGNEUR est vu. »

 

Nous pouvons ici mettre ce récit en parallèle avec le récit de la crucifixion dans les évangiles.

 
1 Il reprit : « Prends ton fils, ton unique, Isaac, que tu aimes. Pars pour le pays de Moriyya et là, tu l’offriras en holocauste sur celle des montagnes que je t’indiquerai. »

Nous savons ici que le "sacrifice" d'Isaac se fera sur un montagne, comme celui de Jésus s'est fait sur le mont golgotha.

6 Abraham prit les bûches pour l’holocauste et en chargea son fils Isaac ; il prit en main la pierre à feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble.

Les buches en bois représentent la croix, et Isaac tout comme Jésus du gravir la montagne en portant ce bois pré-figuratif de la croix.

7 Isaac parla à son père Abraham : « Mon père », dit–il, et Abraham répondit : « Me voici, mon fils. » Il reprit : « Voici le feu et les bûches ; où est l'agneau pour l'holocauste ? »

Inutile de préciser que la demande d'Isaac préfigure l'attente d'Israël de leur messie qui viendra les sauver.

9 Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait indiqué, Abraham y éleva un autel et disposa les bûches. Il lia son fils Isaac et le mit sur l'autel au–dessus des bûches.

Tout comme Jésus fût allongé sur la croix avant d'être cloué, Isaac quant à lui est couché sur le bois et lié.

10 Abraham tendit la main pour prendre le couteau et immoler son fils.

Nous avons ici une image du Père prêt à sacrifier son fils, tout comme le Père à sacrifié son fils unique pour nous. Mais Dieu ne pouvait exiger d'Abraham ce sacrifice, c'est pourquoi au verset suivant un ange retiens sa main.

13 Abraham leva les yeux, il regarda, et voici qu’un bélier était pris par les cornes dans un fourré. Il alla le prendre pour l’offrir en holocauste à la place de son fils. 14 Abraham nomma ce lieu « le SEIGNEUR voit »; aussi dit–on aujourd'hui : « C'est sur la montagne que le SEIGNEUR est vu.

Le verset 13 nous montre qu'un jour Dieu pourvoirait au sacrifice en vue du rachat au moyen de l'holocauste. Et de la bouche d'Abraham nous avons la révélation toute faite : "C'est sur la montagne que le SEIGNEUR est vu."

Et cette montagne est le Golgotha. ou nous trouvons Marie qui à donné son Fils unique tout comme le Père. (cf. Jean 19, 25)


Jacques 2, 21 : Abraham, notre père, n'est–ce pas aux œuvres qu'il dut sa justice, pour avoir mis son fils Isaac sur l'autel ?

 

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Les annonciations


Il y a plusieurs annonciations dans l’ancien testament qui préfigure celle faite à Marie. Mais cette qui est la plus évocatrice est celle faite à Abraham Père des croyants en correspondance à celle faite à Marie Mère des croyants elle aussi. En Genèse 18, 2 le Seigneur se révèle à Abraham sous l’apparence de trois hommes. Tandis que Marie est la première personne à recevoir la révélation complète de la Trinité de Dieu.

Luc 1, 35 L'ange lui répondit : Le Saint–Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très–Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. 

Mais bien évidemment la correspondance ne s’arrête pas là ! En Genèse 18, 10 Dieu annonce la naissance d’Isaac, l’enfant de la promesse tout comme Jésus, dont nous trouvons la correspondance en Luc 1, 31. Ensuite nous trouvons en :

Genèse 18, 11-12 Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge, et Sara avait cessé d’avoir ce qu’ont les femmes. Sara se mit à rire en elle–même et dit : « Tout usée comme je suis, pourrais-je encore jouir ? Et mon maître est si vieux !

Tandis qu’en ce qui concerne Marie en :

Luc 1, 34 Marie dit à l'ange : Comment cela se fera–t–il, puisque je ne connais point d'homme ?

Sara par son grand âge vient faire contraster les choses anciennes aux choses nouvelles, la stérilité à la virginité tout comme plus tard Rébécca et Rachel (cf. Genèse 25, 21 ; 29, 31). Nous pouvons constater le trouble qu’est celui de Sara et de Marie.

 



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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:16

Arche de l’Ancien Testament

Marie

Une nuée de gloire couvrait le Tabernacle et l’Arche (Exode 40, 34-35 ; Nombres 9, 15) « L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Luc 1, 35)
L’arche est restée trois mois dans la maison d’Ebed Edom le Gittite (2 Samuel 6, 11) Marie passa trois mois dans la maison de Zacharie et d’Elisabeth (Luc 1, 26. 40)
Le roi David demanda :« Comment l’arche de Yahvé entrerait-elle chez moi ? » (2 Samuel 6, 9) Elisabeth demanda à Marie : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » (Luc 1, 43)
David bondit et dansa devant le Seigneur lorsque l’Arche arriva à Jérusalem (2 Samuel 6, 14-16) Jean le Baptiste bondit de joie dans le sein d’Elisabeth lorsque Marie arriva (Luc 1, 44)
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