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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:14

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Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre : « C’est le Seigneur ! » A ces mots : « C’est le Seigneur ! » Simon-Pierre mit son vêtement-car il était nu-et il se jeta à l’eau. (Jn 21, 7)

 

La scène de Pierre qui se cache du Seigneur n'est pas sans nous rappeler la première fois ou l'homme s'est caché du Seigneur alors qu'il était nu. Nous pouvons en effet mettre cette idée en rapport avec celle d'Adam et Ève qui se cachèrent après avoir commit LA faute. Dieu revêtit le couple originel de "peaux de bêtes", "semé corps animal, on ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel."(1Co 15, 44). Ainsi Pierre plonge dans l'eau figurative du baptême de repentance et pour cause. Pierre avait renié le Christ par trois fois. Pierre aurait voulu sauver le Christ, mais il ignorait alors que c'est le Christ qui par Sa mort le sauverait lui. Or "Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle." (Rm 6, 4) et c'est alors que Pierre, que Jésus fera pécheur d'homme, doit d'abord être repêché lui même et être "tiré des eaux". Mais au préalable les disciples qui étaient resté sur la barque remontèrent le filet à bord. Puis ils se dirigèrent sur la berge à la rencontre de Jésus. C'est alors que Pierre qui était resté dans l'eau remonte dans la barque et tira à terre le filet contenant 153 gros poissons. Dans cette image de l'évangile nous avons une révélation qui nous est offerte et que Jésus clarifiera quelques versets plus loin. Les 153 poissons d'après certains spécialistes de l'antiquité serait la totalité des espèces de poissons connues à cette époque et vivant dans la lac de Tiberiade (cf. Note OSTY Jn 21, 11).Ces poissons représentent "toute sorte d'hommes".

Mt 13, 47-48 Le Royaume des Cieux est encore semblable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, les pêcheurs le tirent sur le rivage, puis ils s’asseyent, recueillent dans des paniers ce qu’il y a de bon.

Nous avons ici l'image pré figurative de Pierre qui sera la pécheur d'homme et "tirera des eaux" figuratives du baptême le nouveau peuple que Dieu s'est acquit comme le fût le peuple hébreux dont Paul nous rappel la scène :

Je ne veux pas vous le laisser ignorer, frères : nos pères étaient tous sous la nuée, tous ils passèrent à travers la mer et tous furent baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer. Tous mangèrent la même nourriture spirituelle, et tous burent le même breuvage spirituel ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait : ce rocher, c’était le Christ. (1 Co 10, 1-4)

Et comme Moïse dont le nom signifie "tiré des eaux" le fût afin d'être sauvé des griffes de pharaon, le peuple hébreu lui de même passât à travers les eaux pour être sauvé de cette même menace. Il en va de même pour Pierre dont la figure Adamique est racheté par la repentance et par les eaux. Lui aussi tirera des eaux toute les sortes d'hommes dans les mailles du filet de l'Église dont la charge lui à été donné par Jésus.

C'est ainsi que plus loin dans le récit Jésus appuiera tout ceci par trois fois en disant à Pierre :

Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui dit à nouveau, une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » -« Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième fois : « M’aimes-tu ? », et il lui dit : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. (Jn 21, 15-17)
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 16:07

Une vie dédiée à l’apostolat

François est né le 21 août 1567 au château de Sales, sur la commune actuelle de Thorens, à une vingtaine de kilomètres d’Annecy en Haute-Savoie. Il est baptisé le 28 août en l’église paroissiale de Thorens, où il sera sacré évêque le 14 décembre 1602.

 

Originaire de la petite noblesse campagnarde de Savoie, terre alors indépendante, François de Sales a rapidement développé des qualités humaines indéniables lors de ses études d’humanités et de droit à Paris, puis à Padoue.

Devenu prêtre malgré les réticences de son père, il s’illustra courageusement dans une mission de quatre ans (1594 – 1598) en terre chablaisienne (région du nord de la Savoie et du sud du lac Léman) envahie par les Bernois calvinistes, avant de devenir évêque du diocèse de Genève en résidence à Annecy de 1602 à 1622. Il mourut à Lyon, épuisé par la tâche apostolique.

 

 

Un charisme de directeur spirituel

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François de Sales et Jeanne de Chantal

Homme de relations, prédicateur apprécié dans son diocèse et au-delà, médiateur entre les princes du monde, conseiller dans les discussions théologiques (surtout entre jésuites et dominicains) au sujet de la liberté humaine et de la providence divine, François est connu comme fondateur, avec Jeanne de Chantal, de la Visitation Sainte-Marie (en 1610), foyer d’oraison qui connaîtra une rapide expansion au XVIIe siècle en France puis à travers le monde (en particulier en Amérique latine).

Prêchant, catéchisant, il a pris soin de visiter toutes les paroisses de son diocèse, ce qui nous paraît aujourd’hui normal ; ce l’était moins au sortir d’une époque où les évêques étaient plus princes que pasteurs et où les communications dans une région montagneuse et menacée étaient souvent périlleuses. Monseigneur de Genève, puisque tel était son titre, ne put jamais célébrer dans sa cathédrale Saint-Pierre devenue réformée en 1536, mais il rayonna depuis sa terre d’exil, Annecy, où de nombreuses congrégations religieuses avaient trouvé refuge. À l’image de son modèle, saint Charles Borromée, François de Sales fut un bel exemple de pasteur selon le cœur de Dieu et dans l’esprit du concile de Trente. Au milieu des transformations culturelles de la Renaissance et des réformes religieuses (protestante puis catholique), il a promu une voie spirituelle ouverte à tous.

Il nous a laissé de nombreux sermons et entretiens ainsi qu’une intéressante correspondance (plus de 2000 lettres), témoin de son charisme de directeur spirituel et de son inlassable activité apostolique. L’Introduction à la vie dévote (1608), rassemblant des lettres adressées à une Philothée (amie de Dieu), connut plusieurs éditions de son vivant et fut un best-seller du XVIIe.

 

Son rayonnement spirituel

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Vincent de Paul et François de Sales

François fréquenta à Paris le cercle Acarie, qui rassembla de hautes figures spirituelles comme Bérulle et Vincent de Paul, qui devint son ami et nous livra cette confidence : "J’étais porté à voir en lui l’homme qui a le mieux reproduit le Fils de Dieu sur terre". François confia à Vincent la direction spirituelle de la Visitation qu’il venait de fonder à Paris tandis que, de leur côté, les "Filles de la Charité" de saint Vincent de Paul et de Louise de Marillac devaient étudier l’Introduction à la vie dévote.

La postérité spirituelle de François fut grande, en particulier à travers l’École Française et, au XIXe, par les congrégations et sociétés spirituelles qui se sont inspirées de son œuvre (Missionnaires et oblats, oblates de saint François de Sales, salésiens et salésiennes de Don Bosco, sociétés saint François de Sales) à l’heure où Pie IX le proclama "Docteur de l’Église" (1877). Patron des écrivains et journalistes catholiques, François est d’abord un communicateur et un maître spirituel que découvrent de plus en plus de laïcs qui participent à des retraites salésiennes ou des groupes de lecture de ses œuvres.

 

Un homme de coeur

En lui, tout est harmonieux ; c’est un humaniste à la riche personnalité et au grand équilibre. François est un affectif, mais jamais victime de sensiblerie : c’est un homme de cœur.

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Il paraît fragile et vulnérable, mais sait être souvent ferme et courageux. Il aime la sérénité, mais sent parfois monter en lui une violence qu’il apprend à maîtriser. Sa douceur est acquise à force de patience et de remise de soi dans les mains de Dieu. Il est homme de justice tout en sachant être indulgent, conciliateur mais pas naïf. Il affectionne la multiplicité qu’il gère avec humour et il a l’art de simplifier ce qui est compliqué. On fera souvent appel à ses talents de médiation.

Il se méfie de l’affectation et des apparences et valorise la motivation et la qualité du cœur, comme l’illustre cette remarque concernant la prédication : "Il faut que vos paroles soient enflammées, non par des cris et des actions démesurées, mais par l’affection intérieure. Il faut qu’elles sortent du cœur plus que de la bouche. On a beau dire mais le cœur parle au cœur, la bouche ne parle qu’aux oreilles" (lettre à Mgr Frémyot, 1604). C’est un réaliste qui privilégie la voie de la simplicité et de l’humilité : "Ce n’est pas par la grandeur de nos actions que nous plaisons à Dieu, mais par l’amour avec lequel nous les faisons".

 

Une spiritualité évangélique à la portée de tous

Sa spiritualité est profondément évangélique et accessible : parlant la langue du peuple, utilisant de nombreuses images tirées de la nature ou de l’expérience humaine, en particulier conjugale et familiale, il sait nous révéler un Dieu cordial, amoureux de notre humanité. Familier du Cantique des cantiques dont un commentaire l’a enflammé lors de ses études parisiennes, il insiste sur la convenance qui existe entre Dieu et le cœur de l’homme, convenance qui trouve son origine dans la ressemblance que Dieu y a inscrite en le créant. Sa vision de Dieu est celle de l’Écriture, en particulier des prophètes de l’alliance : un Dieu "jalousement" amoureux de l’homme, un Dieu "maternellement paternel" qui est communion d’amour.

Dieu n’a qu’un désir : communiquer son amour et solliciter une réponse dans la liberté qu’il accompagne de sa grâce ; François utilise volontiers des images maternelles pour dire cette sollicitude : "Les enfants, à force d’ouïr leurs mères et de bégayer avec elles, apprennent à parler leur langage ; et nous, demeurant près du Sauveur par la méditation et observant ses paroles, ses actions et ses affections, nous apprendrons, moyennant sa grâce, à parler, faire et vouloir comme lui".

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1ère édition du Traité

L’homme, travaillé par l’Esprit Saint, est sans cesse ramené à son cœur pour y consentir au Dieu vivant et y vivre le "trépas". François entend par là la nécessité de consentir à la dimension pascale de l’existence chrétienne. Dans le Traité de l’Amour de Dieu (1616), ouvrage "pour les âmes avancées en dévotion", il exprime sa vision de l’amour de Dieu et montre que "trépasser en la volonté de Dieu" est le sommet de l’adhésion au Christ.

Loin d’appuyer comme d’autres spiritualités sur le caractère mortifiant du sacrifice du Christ, il en retient surtout la logique d’amour. François se méfiera toujours des manifestations mystiques exceptionnelles : "Elles ne sont nullement nécessaires pour bien servir et aimer Dieu, ce qui doit être notre unique prétention".

Faisant écho au double commandement évangélique, François dira que l’amour de Dieu et l’amour des frères sont "sortis comme jumeaux des entrailles de la miséricorde de Dieu". L’amour fraternel est le lieu le plus familier des petits "trépas" que Dieu nous propose chaque jour pour rencontrer l’autre en mourant à nous-même.

Prophète de l’Amour

Telle est la sainteté à laquelle tout homme est appelé, une sainteté pour tous, adaptée à la profession, l’histoire et la vocation de chacun : "C’est une erreur, une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés…. Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite" ; toute son œuvre comme pasteur et guide spirituel est une éducation à la sainteté, une sainteté qu’on pourrait qualifier de cordiale et ordinaire. Comme les fleurs qui, par la diversité de leurs formes, couleurs et parfums, font l’harmonie d’un bouquet, ainsi "les plantes vivantes de son Église" sont appelées à produire des fruits de dévotion, "un chacun selon sa qualité et vocation".



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Lettre Ouverte de Saint François de Sales, Docteur de l'Eglise, aux Protestants...



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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:00
http://idata.over-blog.com/1/36/84/68/Articles/Cles.jpgArticle précédent

Nous reviendrons bientôt sur le sujet de Césarée de Philippe qui est loin de nous avoir livré tout ses mystères. Mais dans l'immédiat consacrons nous à la suite de ce passage.

Matthieu 16, 19 :
Je te donnerai les clés du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux.

Les clés dans la bible symbolise un pouvoir bien spécifique. Le pouvoir du Maitre du Palais que nous allons développer ici (Isaïe 22, 22) Les clés du séjour des morts (Apocalypse 1, 18) Et celles du puis de l'abîme (Apocalypse 9, 1; 20, 1) Mais Jésus en Luc 11, 52 s'en prend aux pharisiens qui apparemment détiennent des clés aux aussi mais ne font entrer personnes pas plus qu'eux même ne rentrent. Pierre remédiera à cela en Actes 8 et 10.

Ces versets (Matthieu 16, 18-19) font directement référence à Esaïe  22, 15-22 :
15  Ainsi a parlé le Seigneur DIEU, le tout–puissant : Va trouver ce gouverneur, Shevna, le maître du palais :
16  Que possèdes–tu ici ? Quels parents y as–tu pour te creuser ici un sépulcre, creuser ton tombeau en hauteur, te tailler une demeure dans le roc ?
17  Eh bien, le SEIGNEUR va te secouer, beau sire, il va t’empaqueter,
18  t'envoyer rouler comme une boule vers un pays aux vastes étendues. C'est là–bas que tu mourras, là–bas avec les chars qui font ta gloire et le déshonneur de la maison de ton maître.
19  Je vais te chasser de ton poste, te déloger de ta position.
20  Et ce jour–là, je ferai appel à mon serviteur, Elyaqim, fils de Hilqiyahou,
21  je le revêtirai de ta tunique, j’assurerai son maintien avec ta ceinture, je remettrai ton pouvoir entre ses mains. Il sera un père pour les habitants deJérusalem et pour la maison de Juda.
22  Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule, il ouvrira et nul ne fermera, il fermera et nul n’ouvrira.
 


Ce passage est cité contre Shevna le maitre du palais qui n'est autre  que l'intendant de ce palais comme nous le voyons au verset 15. Ce verset ayant pour auteur la Parole de Dieu, à savoir Jésus ne laisse pas de doute quant à ce qui suit. L'intendant ou le gouverneur selon les traductions, est celui qui garde le palais en l'absence du roi. Joseph par exemple était l'intendant de Pharaon (cf. Genèse 43, 19; 44, 4) Nous trouvons Shevna en 2Rois 18, 18. 37; 19, 2 et d'autres intendants par ailleurs dans la bible en 1 Rois 4, 6; 16, 9; 18, 3; 2Rois 10, 5. 16 comme ayant autorité sur la maison.

Le verset 16 est très clairement repris et reformulé par Jésus, nous y voyons clairement le sépulcre qui correspond au séjour des morts, et la demeure sur le roc qui est l'église bâtie sur Pierre fort de sa confession. Passons les versets 17-19 pour nous arrêter sur le verset 20 qui nous intéresse plus. L'appellation "mon serviteur" de la part de Dieu est une appellation d'honneur réservé au meilleur de ses fidèles comme Abraham (Genèse 26, 4), Moïse (Nombres 12, 7; Josué 1, 2 etc...), David (2Samuel 3, 18; 7, 5 etc..) Esaïe (Esaïe 20, 3). "Elyaqim" qui signifie "que Dieu suscite"  tout comme il à suscité Pierre (cf. Jean 1, 42; 21, 15. 16. 17). Elyaquim apparait comme maître du palais en Esaïe 36, 3. 11. 22; 37, 2; 2 Rois 18, 18-26 etc.. Plus auccun doute quant à l'éclairage incontournable que Jésus nous donne dans le verset à l'étude ici (cf. Matthieu 16, 18-19).

Le verset 20 nous montre le caractère sacerdotale de cette fonction représenté par les vêtements qui sont portés (cf. Exode 28, 4. 39-40; 29, 9 etc..) Il sera un "Père"  l'évêque de Rome est appelé "Pape" ce qui signifie "Père" et l'église est de nos jours le prolongement du royaume davidique qui fut donné à Jésus par Dieu (cf. Luc 1, 32) et ce royaume ne manquera jamais d'un roi ou d'un intendant sur son trône comme Dieu l'a promit en Jérémie 33, 17 Ainsi parle le SEIGNEUR : Il ne manquera jamais aux Davidides un homme installé sur le trône de la communauté d’Israël.  Mais aussi en : 2 Samuel 7, 13;  1Chroniques 17, 12. 14; 22, 10; Psaumes 89, 3-41

Les clés sont ici remise au chef du palais comme Jésus les remettra à Pierre qui agira comme nous disons "in personna Christi" car le Christ détient lui aussi les clés de la maison de David (cf. Apocalypse 3, 7) et du Séjour des morts (cf. Apocalypse 1, 18). L'espit Saint promis pour toujours aux apôtres et en l'occurence à Pierre garanti la connaissance de la volonté de Dieu aux successeurs de Pierre (cf. Jean 14, 16. 26; 15, 26; 16, 7-13).

Pierre devient par les clés qui lui sont remise le portier de l'Eglise comme Jésus le précise en Marc 13, 34 :

C’est comme un homme qui part en voyage : il a laissé sa maison, confié à ses serviteurs l’autorité, à chacun sa tâche, et il a donné au portier l’ordre de veiller

à La mort de Pierre il fallait bien que quelqu'un puisse veiller ! Et comme Matthias prit la place de Judas (cf. Actes 1, 20) Lin succedera à Pierre sur le siège épiscopale de Rome et de l'Eglise.

Irénée de Lyon nous en donne quelques dizaines d'années plus tard ce témoignage :

Contre les Hérésies III, 3, 2-3:

2 Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes Rm 1,8 sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes: car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s'accorder toute Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, - elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres.
3 Donc, après avoir fondé et édifié l'Église, les bienheureux apôtres remirent à Lin la charge de l'épiscopat; c'est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres àTimothée 2Tm 4,21. Anaclet lui succède. Après lui, en troisième lieu à partir des apôtres, l'épiscopat échoit à Clément. Il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux: leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leur Tradition était encore devant ses yeux. Il n'était d'ailleurs pas le seul, car il restait encore à cette époque beaucoup de gens qui avaient été instruits par les apôtres. Sous ce Clément, donc, un grave dissentiment se produisit chez les frères deCorinthe; l'Église de Rome adressa alors aux Corinthiens une très importante lettre pour les réconcilier dans la paix, renouveler leur foi et leur annoncer la Tradition qu'elle avait naguère reçue des apôtres, à savoir: un seul Dieu tout-puissant, Créateur du ciel et de la terreGn l,1, qui a modelé l'homme Gn 3,7, fait venir le déluge Gn 6,17, appelé Abraham Gn 12,1, fait sortir son peuple de la terre d'Égypte Ex 3,10, conversé avec Moïse Ex 3,4, donné la Loi Ex 20-31, envoyé les prophètes Is 6,8; Jr 1,7; Ez 2,3, préparé un feu pour le diable et ses anges Mt 25,41. Que ce Dieu-là même soit annoncé par les Églises comme étant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, tous ceux qui le veulent peuvent l'apprendre par cet écrit, tout comme ils peuvent connaître par lui la Tradition apostolique de l'Église, puisque cette lettre est plus ancienne que les actuels fauteurs d'erreur qui imaginent faussement un autre Dieu au-dessus du Créateur et, del'Auteur de tout ce qui existe. A ce Clément succède Evariste; à Évariste, Alexandre; puis, lc sixième à partir des apôtres, Xyste est établi; après lui, Télesphore, qui rendit glorieusement témoignage; ensuite Hygin; ensuite Pie; après lui, Anicet; Soter ayant succédé à Anicet, c'est maintenant Éleuthère qui, en douzième lieu à partir des apôtres, détient la fonction de l'épiscopat. Voilà par quelle, suite et quelle succession la Tradition se trouvant dans l'Église à partir des apôtres et la prédication de la vérité sont parvenues jusqu'à nous. Et c'est là une preuve très complète qu'elle est une et identique à elle-même, cette foi vivifiante qui, dans l'Église, depuis les apôtres jusqu'à maintenant, s'est conservée et transmise dans la vérité. 

 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:41

http://idata.over-blog.com/1/36/84/68/Articles/Pierre.jpgIl est impossible de contourner Matthieu 16, 18-19 si l’on veut parler de la primauté de Pierre. Les interprétations de ce passage qui sont pourtant très clairs ont fait l’objet d’exégèse asses poussée chez les protestants pour démontrer que la légitimité de cette primauté serait usurpée. Mais nous allons voir qu’en réalité il n’en est absolument rien.


v.16 : Prenant la parole, Simon–Pierre répondit : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.»


Pierre, dont le nom à l’origine est Simon est renommé par Jésus. Or nous savons que lorsque Dieu renomme     quelqu’un c’est pour lui attribuer un rôle bien spécifique. Par exemple Abram « Père d’élévation » devient Abraham « Père des nations » (cf. Genèse 17, 5) Jacob « Celui qui supplante » devient Israël « Dieu prévaut » ou « Lutteur avec Dieu » etc..


Ainsi Simon dont le nom en araméen signifie «grain de sable» devient Pierre «Roc» Qui correspond parfaitement aux parole du Seigneur en Matthieu 7, 24-27 :


« Ainsi tout homme qui entend les paroles que je viens de dire et les met en pratique peut être comparé à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé ; ils se sont précipités contre cette maison et elle ne s’est pas écroulée, car ses fondations étaient sur le roc. Et tout homme qui entend les paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique peut être comparé à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé ; ils sont venus battre cette maison, elle s’est écroulée, et grande fut sa ruine. »


Comme nous le voyons il est préférable de construire sa maison sur le Roc comme le dit Jésus.


v.17 : Reprenant alors la parole, Jésus lui déclara : « Heureux es–tu, Simon fils de Jonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.


Nous voyons dans ce verset que Jésus l’appelle Simon alors qu'Il l’avait renommé en Jean 1, 42 ! Jésus ne l’appelle pas Simon par hasard ici et de plus il ajoute « fils de Jonas », or Jonas signifie colombe en hébreu et nous savons que la colombe représente le Saint esprit (cf. Luc 3, 22). Jésus veut par là même nous signifier que Simon (grain de sable) est à ce moment même « né de Dieu » (cf. Jean 1, 12-13) et Jésus poursuit dans ce sens avec «car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. »


v.18a : Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise,


« Et moi je déclare » nous avons là un déclaration solennelle au Nom de Jésus qui est Dieu. Pierre est introduit dans le mystère de la Trinité (v. 17 Jonas : Colombe, Père, et v. 18 Jésus déclarant : Verbe de Dieu) Pierre investit de cette révélation reçoit la charge de l’Eglise tout comme Marie en son temps reçut de la même façon la charge d’être la Mère de Dieu (cf. Luc 1, 35). Il est à noter au passage que Jésus à dit cette phrase en araméen et non en grec. Ce qui se dit donc de la sorte : "Tu es Roc (Képhas) et sur ce Roc « (Képhas) je bâtirai mon église."


v.18b : et la Puissance de la mort n’aura pas de force contre elle.

La portée théologique de cette parole est immense et touche à un autre thème que nous développerons une autre fois, celui de la communion des Saints. Ce que nous pouvons dire c'est que Jésus et Pierre se trouvaient à ce moment là à Césarée de Philippe (cf. Matthieu 16, 13). Ce territoire était le territoire la tribu de Dan, tribu perdu d'Israël s'étant vouée à l'idolâtrie de façon répété. A cet endroit Hérode avait bâti un temple pour César Auguste au sommet d’un immense rocher ; centre de culte païen et l’une des source des Jourdain. A la base de ce rocher, se trouvait un gouffre béant appelé par les païens « les portes de l’enfer ». Se tenant devant le « temple » bâti pour le « divin César », Jésus révèle le plan de Dieu de bâtir son nouveau « temple », l’Eglise, dédiée au vrai Dieu et bâti sur le rocher solide qu’est Pierre.

Césarée de Philippe

Aussi connue sous le nom de Baal-gad, Banias, Baniyas, Banyas, Barias, Belinas, Césarée Neronias, Césarée de Philippe, Césarée Paneas, Césarée Panias, Césarée Sébaste, Keisarion, Kisrin, Medinat Dan, Mivzar Dan, Neronias, Pamias, Paneas, Paneias, Paneion, Panias, Panium

Chutes de Banias

 

Césarée de Philippe

Située à 40km (25 miles) au nord de la Mer de Galilée et sur la base du Mt. Hermon, Césarée de Philippe est l'emplacement de l'une des plus grandes sources nourrissant le Jourdain.

Cette source abondante d'eau a fait des environs un endroit très fertile et attirant pour des centres religieux. De nombreux temples furent élevés dans cette ville au travers des règnes grecs et romains.

 

Histoire Biblique

Apparemment connu sous le nom de Baal Hermon et Baal Gad dans l'Ancien Testament, ce site fut plus tard nommé Panias d'après le dieu grec Pan adoré à cet endroit.

Aucun écrit n'indique que Jésus entra à l'intérieur, cependant c'est dans les environs de la ville qu'ont lieu la reconnaissance de Pierre envers Jésus en tant que Messie et la transfiguration (Matt 16, 3), connue alors sous le nom de Césarée de Philippe.

 

Arche Banias

 

Caverne de Banias

 

Grotte de Pan

Bouche de sortie de la source, la grotte de Pan devint le centre païen d'adoration. Commençants dès le 3e siècle av. JC, des sacrifices étaient jetés dans la grotte comme offrandes au dieu Pan.

Pan, le dieu de l'épouvante (donc de "panique") mi-homme et mi-bouc est souvent dépeint jouant de la flûte. La ville connue sous le nom de Panias fut au travers du temps et de la langue arabe transformée en son nom moderne de Banias.

 

Niches Sacrées

Adjacentes à la grotte sacrée se trouve un escarpement rocheux possédant un certain nombre de niches taillées à l'intérieur. On sait que des statues de cette divinité étaient placées dans ces niches à cause de gravures trouvées au revers de pièces de monnaie de la ville.

Une niche abritait une sculpture d'Echo, nymphe de montagne et épouse de Pan. Une autre niche abritait le père de Pan, Hermès, fils de la nymphe Maia. Des inscriptions dans les niches mentionnent de grands donateurs.

 

Niches de Banias


Donc Jésus choisis cet endroit au milieu des temples païens pour confier Son église à Pierre.

Suite

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